Au cœur de la fabrication numérique, certains pays africains pour avoir de la valeur technologique ajoutée, préfèrent être à l'école des grandes industries numériques chinoises.
De grandes sociétés dans certains pays africains sont déjà à l'école chinoise. En effet, plusieurs grandes sociétés dans les pays africains collaborent déjà étroitement avec la Chine pour intégrer l'intelligence artificielle (IA) et les technologies numériques dans leurs infrastructures et industries.
Cette coopération repose sur des cas concrets où le modèle chinois est déjà à l'œuvre
AU ROND-POINT DE PÉKIN
On peut citer l'Éthiopie où la société chinoise d'IA 4Paradigm, a développé un système de gestion de maintenance assistée par ordinateur pour la centrale hydroélectrique de Gibe III. Ce qui améliore l'efficacité de l'exploitation et de la production.
Le Kenya n'est pas en reste. La puissante société de téléphonie "Huawei", a mis en place, en partenariat avec le gouvernement. Ce qui permet d'avoir des solutions de surveillance basées sur l'IA pour optimiser la gestion du trafic urbain et l'efficacité des services municipaux.
Mieux, dans ce pays, grâce à l'IA chinoise, des drones agricoles chinois y sont également déployés pour l'agriculture de précision.
On peut également citer l'Afrique du Sud. Le géant "Huawei" fournit des services de cloud computing et d'IA qui soutiennent le secteur de la technologie financière (fintech) du pays.
Récemment, le groupe "Haier", a lancé une production locale, signalant un partenariat industriel plus profond.
On peut également citer le Sénégal. Ce pays a migré ses données gouvernementales vers un centre de données national construit par Huawei, financé par un prêt du gouvernement chinois.
Le Rwanda est aussi sur la liste des pays africains à l'école des outils d'IA chinois. Au Rwanda, on utilise déjà l'IA pour révolutionner les diagnostics et l'imagerie médicale. Ce qui rend les services de santé plus accessibles dans les zones reculées.
Au Nigeria, à l'instar du Kenya, des entreprises technologiques chinoises y déploient des techniques d'agriculture de précision utilisant l'IA pour renforcer la sécurité alimentaire.
TRANSFERT DE COMPÉTENCES
Les piliers de "l'école chinoise" en Afrique ne se limitent pas à la vente de produits, mais vise à créer un écosystème numérique complet.
En Afrique, "Huawei" et ZTE fournissent la majorité des centres de données, des réseaux 5G et de la fibre optique sur le continent.
Parlant d'équipements terminaux, des marques comme Transsion Holdings (Tecno, Infinix), Xiaomi et Honor dominent le marché des smartphones. Toutes ces sociétés fournissent le matériel nécessaire à l'adoption de l'IA mobile.
Parlant de transfert de compétences, la Chine organise des programmes comme le "China InnoTour for African Young Scientists" et soutient le Centre de coopération Chine-Afrique sur l'innovation pour former les talents locaux.
Djamiou ISSIAKOU
L'Afrique en marche du 27 mars 2026 No 1146

