S'appuyer sur les avancées scientifiques afin de prolonger leur longévité et, pourquoi pas, exercer le pouvoir jusqu’à l’âge de 150 ans. Telle sera la volonté de Poutine et de Xi Jiping.

Selon des propos relayés il y a quelques jours à Pékin, en marge des festivités gigantesques des 80 ans de la capitulation japonaise lors de la 2 ème guerre mondiale, les deux dirigeants auraient affirmé leur volonté de s’appuyer sur les avancées scientifiques afin de prolonger leur longévité et, pourquoi pas, exercer le pouvoir jusqu’à l’âge de 150 ans.

La scène internationale a été secouée par une déclaration pour le moins surprenante du président russe, Vladimir Poutine et à son homologue chinois, Xi Jinping. 


SCIENCE COMME PARAPLUIE... 

Cette annonce, qui mêle sérieux politique et tonalité presque futuriste, intervient dans un contexte marqué par les débats sur la pérennité des régimes autoritaires et la concentration du pouvoir en Eurasie. Elle a immédiatement suscité de nombreuses réactions, oscillant entre ironie, inquiétude et interrogation sur la place de la science dans la politique.

Des experts en biotechnologie rappellent que la recherche sur le prolongement de la vie humaine connaît des avancées significatives. Ces experts mettent en avant, les thérapies géniques, la nanomédecine, l'intelligence artificielle appliquée à la santé. Toutefois, afficher la volonté d’atteindre l’âge de 150 ans demeure, pour l’heure, un objectif hautement spéculatif.

Sur le plan politique, cette déclaration nourrit les critiques des opposants, qui y voient une manière symbolique pour Poutine et Xi Jiping de signifier leur intention de rester indéfiniment au pouvoir, au-delà des limites naturelles. 

En Afrique comme en Europe, les réseaux sociaux se sont emparés du sujet, multipliant caricatures et commentaires sur une "immortalité politique" que la science ne saurait légitimer.


... À LA POLITIQUE

Pour les partisans des deux chefs d’État, en revanche, ces propos traduisent une confiance dans la puissance scientifique et technologique de leurs pays respectifs, la Russie et la Chine. Rappelons que ces deux pays investissent déjà massivement dans les secteurs de pointe pour repousser les limites de la mort.

Les dirigeants de ces deux pays sont-ils prêts à aller pour s’accrocher au pouvoir et quelle place la science doit-elle occuper dans ce désir d’éternité ?

Entre boutade, réel message politique codé ou véritable projet à long terme, cette déclaration relance une question fondamentale : la science sera-t-elle dans les années à venir, un parapluie pour l'homme politique ? 


Radji SANOUSSI depuis les USA


lafriqueenmarche du 12 septembre 2025 No 1002