Au Sommet De L'Atlas La Chronique De Taraq HAMZA depuis la Can au Maroc


L'Égypte, leader africain en trophées et l'une des  super-puissances du football africain, mais très peu impressionnante, a éliminé en huitièmes de finale, le Bénin. Le staff technique des "Guépards" ne doit-il pas entamer des chantiers impératifs pour ne pas continuer à nourrir des regrets ?

Sur les prochains chantiers du football national, le staff béninois doit œuvrer à apprendre à ses poulains, le compactage et surtout  l'opportunisme devant les buts. 

Ce dernier chantier est important, car si les "Guépards", ont surpris agréablement, cependant,  leur jeu est encore teinté d'approximations dans la surface adverse.

Le staff technique béninois doit façonner une équipe capable d’imposer le rythme et de dicter le tempo.

Et en la matière, le Bénin doit parvenir à dénicher des attaquants comme des snipers ou des "tueurs à gage" au nom de la polyvalence offensive. 

Il faut des attaquants  capables de finir certaines opportunités avec sang-froid et d’impulser la dynamique de victoire.


ENTRE CHAMPIONNAT NATIONAL ET DÉTECTION DE BINATIONAUX...

Pour y parvenir, le football béninois doit s'appuier sur le championnat local ou la détection des binationaux. 

Pour la découverte du nouveau monde, le Bénin doit avoir des profils techniques dont le sens de l’appel permet de déséquilibrer les défenses adverses.

Il faut également des ailiers agiles et imprévisibles pour percer les lignes latérales. 

Il urge de trouver des suppléments d'âme, qui sauront multiplier les solutions de profondeur et percussions.

Des ailiers percutants, capables d’accélérer et de profiter des erreurs défensives sont à former ou à trouver. 

Des joueurs d’impact sur les ailes, bons pour écarter le jeu et créer des solutions sont nécessaires.

Le Bénin a besoin de  profils physiques, bons pour jouer dos au but ou exploiter les secondes balles. 


...SUR LES CHANTIERS D'APPRENTISSAGE 

En attaque, il faut des joueurs certes mobiles, mais surtout capables  d'exploiter les espaces derrières une défense regroupée.

Le Bénin doit apprendre à garder le ballon, élargir le jeu et créer et varier des angles d’attaque pour reflèter la richesse technique.

Face aux cadors africains du football, on constate malheureusement que le Bénin n'a pas la profondeur d’effectif comme ce fut le cas avec l'Égypte.

Le Bénin doit apprendre et maîtriser une approche plus pragmatique et produire un jeu offensif, et ce face aux grands d'Afrique.

Sur la ligne arrière, le chantier doit insister sur un bloc défensif serré, prêt à défendre bas.

En défense, il faut apprendre à rester compact, puis savoir simuler des décalages rapides pour alimenter le milieu. 

La défense béninoise doit savoir absorber les attaques adverses tout en lançant des phases de jeu vers l’avant.

L'engagement physique et la lecture tactique de la défense permettront de faire le lien avec le milieu et l’attaque lors des transitions. 

En milieu, il faut cerner une organisation solide, capable de réduire les espaces et de pressurer intelligemment vers l’avant aussi bien en contre-attaques ou en phases arrêtées.

Sur les 7,32, il urge de retrouver de la polyvalence. Nos gardiens doivent savoir combiner anticipation, bonne lecture des trajectoires et capacité à jouer sous pression. 

Pour fortifier sa foi en football pour l'avenir, le Bénin doit connaître ses besoins et savoir comment y remédier.


lafriqueenmarche du 6 janvier 2026 No 1087