Les autorités françaises ont officiellement arraisonné un navire battant pavillon du Bénin. Ce navire confirmé comme appartenant à la "flotte fantôme" russe, l'est-il? Quels sont les reproches faits par la France?
Le navire en question est un pétrolier de 244 mètres et porte les noms de "Pushpa" ou "Boracay".
Ce navire est battant pavillon du Bénin. Il était déjà placé sous sanctions par l’Union européenne et le Royaume-Uni, pour son rôle supposé dans les opérations visant à contourner les sanctions imposées à la Russie.
GRIEFS CONTRE CE NAVIRE...
Les autorités françaises lui attribuent plusieurs suspicions.
D'abord, il y a un manque de justification de la nationalité/pavillon. Selon la France, le navire n’aurait pas su ou voulu prouver de façon satisfaisante qu’il est bien enregistré sous le pavillon du Bénin ou quel est son pavillon réel.
Ensuite, la France reproche à ce navire son refus d’obtempérer, car l'équipage aurait fait le choix de ne pas obéir aux demandes des autorités françaises.
Encore, la France veut tenir rigueur à ce navire pour ses violations des sanctions, car ce pétrolier est suspecté d’aider la Russie à contourner les sanctions européennes liées à la guerre en Ukraine. Selon, la France, "Pushpa" transporte du pétrole de Russie, malgré les restrictions imposées.
En outre, la France évoque des délits maritimes divers sans oublier des délits plus techniques ou administratifs. L'administration française met également en exergue, le défaut de conformité documentaire, le non-respect des procédures maritimes, et des modifications répétées du nom et du drapeau du navire. Tous ces reproches selon la France sont de nature à alimenter les soupçons de dissimulation.
...DERNIÈRES ATTAQUES DE DRONES AUSSI ?
La France soupçonne ce navire d'avoir été un soutien possible à des activités illégales ou dangereuses. Pour la France, ce navire aurait servi de plateforme de lancement de drones lors d’événements récents au Danemark.
Mieux, le même pétrolier aurait permis le survol par drones ayant perturbé le trafic aérien et entraîné la fermeture temporaire d’aéroports toujours au Danemark.
On attend la suite de ce dossier que la justice française scrute depuis quelques heures
Ibrahim DIALLO depuis Paris
lafriqueenmarche du 3 octobre 2025 No 1019


