Entre le OUI/Réservé israélien et l'opposition du "Hamas", quelle issue pourrait sanctionner cet accord de paix sous la houlette de Trump?
Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affiché son soutien au plan, mais avec des mises en garde.
Certains éléments divergent de ses positions antérieures, notamment concernant l’établissement d’un État palestinien.
En revanche, le "Hamas" n’a pas encore accepté le plan. Tant que son adhésion reste incertaine, toute mise en œuvre est suspendue.
PARENTHÈSES D'UN PLAN...
La légitimité et la souveraineté palestiniennes pourraient poser problème.
En effet, l'exclusion du "Hamas" et l’instauration d’un directoire international peuvent être perçues comme une atteinte à la souveraineté palestinienne. De nombreux Palestiniens risquent de rejeter un plan imposé sans véritable consultation.
Mieux, dans les zones où le plan pourrait être appliqué même sans acceptation intégrale du "Hamas", des tensions pourraient survenir entre autorités locales, groupes armés et communautés civiles.
La rapidité exigée pour l’échange des otages — 72 heures — est une contrainte forte. Le moindre retard ou objection pourrait briser le mécanisme.
S'agissant du financement, de la sécurité et du contrôle, la reconstruction et la sécurité nécessiteront des ressources colossales, des garanties de non-ingérence et une coordination étroite entre de multiples acteurs internationaux.
Enfin, la confiance et le contrôle pourraient être une pomme de discorde, car la population de Gaza devra avoir confiance dans les nouvelles institutions. Mais avant, il revient à ces dernières de faire preuve de transparence, équité, participation locale...
En clair, des défis majeurs vont jalonner l'application de ce plan mis en route par Donald Trump.
Radji SANOUSSI
lafriqueenmarche du 2er octobre 2025 No 1019

