La Chronique internationale de Salifou DIAGNE
Au terme des attaques terroristes du 25 avril dernier, le ministre de la Défense, Sadio Camara a trouvé la mort. Que fera désormais Assimi Goïta? Va-t-il venger son frère d'armes en poursuivant de lutter contre le terrorisme ou cherchera-t-il un compromis avec les jihadistes du Jnim et les rebelles du FLA?
Assimi Goïta va cumuler ses fonctions actuelles de chef d'Etat avec le portefeuille de la Défense.
Par ce choix clair, Assimi Goïta démontre sans ambages qu'il trace la ligne de la poursuite de la lutte contre le terrorisme et la rébellion pour venger Sadio Camara, son compagnon de lutte.
En effet, au-delà d'avoir élevé le défunt Sadio Camara au rang de général d'armée, et en récupérant les rênes du ministère de la Défense dès les premiers rayons qui se déchirent sans un cri, Assimi Goïta affiche une détermination qui surgit non pas comme des fragments d'ombre, mais à l'instar d'une bravoure davantage attendue pour être souveraine.
CUMUL DE POSTES...
Après la démonstration de force ennemie du 25 avril dernier, face au terrorisme, Assimi Goïta ne doit laisser la peur cristallisée, se poursuivre. Il faut une brèche géométrique et implacable contre le terrorisme.
Contre les rafales désordonnées des terroristes, juste le regard sec d'un fougueux pour venger les battements de cœur interrompus par le destin de Sadio Camara.
À Kati ce 25 avril, ce qui s'est passé dans ce chaos indescriptible qui a traqué jusqu'à la silhouette de Sadio Camara pour qui finalement, le temps s'était arrêté, ne doit plus jamais se répéter.
Assimi Goïta doit venger Sadio Camara tué par les terroristes du Jnim aux mains gantées pour qu'ils n'arrachent plus les velours sur les épaules d'une personnalité majeure de l'exécutif malien.
Après le 25 avril dernier, Assimi Goïta, en reprenant le regard du ministre de la Défense pour une lucidité d'acier n'a pas le choix, celui de poursuivre la lutte contre le terrorisme derrière les optiques de jour et de nuit comme seul horizon.
...POUR DES CHOIX CLAIRS
En cumulant deux postes majeurs, Assimi Goïta doit instaurer une nouvelle chorégraphie, celle du bouclier de certitudes face à un océan d’incertitudes.
Désormais, Assimi Goïta doit combattre le terrorisme, qui comme une marée noire, impose la logique des assaillants.
Face au terrorisme, chaque pas de Assimi Goïta doit être une note dans une symphonie de précision chirurgicale.
Avec les rênes du ministère de la Défense, le périmètre franchi, l'air changé, le souffle fort contre la proie jihadiste, Assimi Goïta doit avoir une respiration profonde et rythmée du sauveteur de la République.
Les terroristes ont assez fait la loi. Derrière eux, le piège sur la République ne doit plus se refermer comme un éternel passage fantôme
Avec Assimi Goïta comme ministre de la Défense, il faut inverser cette tendance négative relative au vrombissement des véhicules piégés et dont l'objectif est de déchirer la voûte céleste.
Le salut de la République ne doit plus être une promesse, c'est un point d'honneur, car la lumière doit revenir, non pas pour éclairer le danger, mais pour marquer le retour à la vie.
L'ombre doit être vaincue et dans le sillage de ces spectres, la liberté de la République contre le terrorisme doit retrouver son nom.
Assimi Goïta n'a pas le choix. La nuit des terroristes doit s'effacer avec l'aurore de la République.
L'Afrique en marche du 6 mai 2026 No 1173
