Après le coup de fil entre les présidents américain et russe, la guerre en Iran surnommée par les Américains "Epic Fury", est entrée dans une phase diplomatique tendue. Échange direct entre Donald Trump et Vladimir Poutine, bien que Trump ait affirmé que le conflit était pratiquement terminé, la réalité d'un deal entre le "Chérif" Trump et le "Tsar" Poutine, reste pour l'instant bloquée sur des points stratégiques majeurs.
Lors de l'appel téléphonique du 9 mars 2026, Vladimir Poutine, a proposé de transférer l'intégralité du stock d'uranium enrichi de l'Iran (environ 450 kg à 60 %) vers la Russie pour le sécuriser.
POSTURE DE CHÉRIF ET MÉDIATEUR OPPORTUNISTE DE TSAR
Donald Trump, a rejeté cette proposition, exigeant des garanties plus strictes et un abandon total des ambitions nucléaires iraniennes.
La position de Trump le "Chérif", découle du fait que le président américain soutient que l'Iran est complètement vaincu et que ses capacités de missiles sont réduites à 10 %.
Lors de cet entretien, le président américain, a menacé de manière énergique Téhéran d'une réponse encore plus agressive si le trafic pétrolier dans le détroit d'Ormuz était entravé.
Pour finir, Donald Trump est convaincu du changement de régime à terme, il privilégie toujours pour l'instant, la neutralisation militaire rapide du régime iranien.
Vladimir Poutine, le "Tsar" russe, lors de cet entretien téléphonique a tenté de jouer au médiateur opportuniste.
En effet, en proposant de stocker l'uranium iranien, Poutine cherche à se rendre indispensable pour éviter un effondrement total du régime iranien, son allié stratégique.
BÉNÉFICES PÉTROLIERS RUSSES
Si Poutine a été coincé s'agissant du stock d'uranium enrichi iranien, cette guerre profite à Moscou.
En effet, Donald Trump a levé les sanctions pour un mois contre le pétrole russe. Ainsi, ce dernier va remplacer les volumes iraniens sur le marché chinois à des prix records.
En effet, Trump accepte la levée des sanctions contre la Russie pour un mois. L'administration de Donald Trump, a effectivement annoncé une levée temporaire de certaines sanctions sur le pétrole russe en mars 2026.
Cette décision, annoncée par le secrétaire au Trésor Scott Bessent, vise à stabiliser les marchés mondiaux de l'énergie après l'envolée des prix causée par le conflit en cours entre les États-Unis, Israël et l'Iran.
Il s'agit d'une licence de 30 jours, valable jusqu'au 11 avril 2026. Elle permet aux négociants d'acheter du brut russe déjà chargé sur des pétroliers en mer sans craindre de sanctions secondaires.
L'administration américaine cherche à freiner la hausse du prix du baril de Brent, qui a franchi la barre des 100 dollars suite au blocage du détroit d'Ormuz par Téhéran.
Le maître du Kremlin, Vladimir Poutine, a salué la décision comme une reconnaissance de l'importance de son pétrole pour la stabilité mondiale.
PARTENARIAT GAGNANT-GAGNANT
Si Poutine va profiter de ce levier pétrolier pour se renforcer financièrement face à l'Ukraine. Mieux, Poutine utilise la crise iranienne pour détourner l'attention et les ressources occidentales du front ukrainien.
Quant à Donald Trump, en dépit de la situation sur le terrain où Téhéran continue toutefois de menacer les infrastructures pétrolières liées aux États-Unis, il lie les mains de Poutine, qui ne bougera pas pour sauver son allié iranien.
Que se passe-t-il si la guerre contre l'Iran ne finit pas avant le 11 avril prochain, date limite du délai de grâce accordé au pétrole russe?
Radji SANOUSSI
L'Afriqueenmarche du 18 mars 2026 No 1140

