Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il mis un avion à disposition du président malgache pour fuir ? 

Une certaine confusion et de nombreux questionnements secouent Madagascar depuis les révélations selon lesquelles le président Andry Rajoelina aurait été exfiltré hors du pays à l’aide d’un avion militaire français, dans la matinée du 12 octobre. Un accord direct a-t-il été noué entre Emmanuel Macron et l'ex président malgache ? Mais pourquoi le président français aurait-il accepté de mettre à disposition un avion pour évacuer son homologue malgache ? 

De sources diplomatiques, on apprend qu'il fallait protéger la vie du président Rajoelina dans un contexte d’instabilité.

En effet, l'ex président aurait fait part à Emmanuel Macron des menaces d’atteinte physique ou de coup d’Etat qui planeraient. 

À cela, il faut ajouter le ralliement de certains corps militaires aux manifestants (

notamment le corps CAPSAT), sans oublier que la situation sécuritaire autour de Rajoelina était jugée dangereuse. Certains rapports indiqueraient qu’il a fait part à  Emmanuel Macron qu'il craignait pour sa vie. 


...PRÉVENIR ET PRÉSERVER LA STABILITÉ 

L’évacuation pourrait avoir été envisagée comme un moyen d’éviter l’escalade de la violence et de prévenir un bain de sang. 

En effet, le président français a tenu à éviter que les forces loyales ou les manifestants tentent un siège ou une arrestation forcée, ou encore éviter des affrontements dans la capitale. 

Les mêmes sources proches du milieu diplomatique français estiment que le locataire de l'Elysée tient à la préservation de la stabilité constitutionnelle et limiter le vide politique

Macron aurait invoqué le respect de la Constitution, la continuité de l’État, et la nécessité d’éviter une rupture institutionnelle, afin d'éviter de réduire les risques de basculement autoritaire ou d’anarchie.

Si le président restait isolé et sans protection, il serait possible qu’il soit supplanté par des éléments militaires ou groupes non constitutionnels.

L’exfiltration pourrait avoir été perçue comme un moyen de garantir que le cadre institutionnel reste en place avec le maintien de l’ordre institutionnel


Saturnin Andriamirajana correspondance particulière depuis Madagascar


lafriqueenmarche du 19 octobre 2025 No 1028