Suite aux dénonciations de fraude du président sortant, Lazarus Chakwera, la Commission électorale de Malawi (MEC), insiste sur le fait que les résultats définitifs ne seront publiés qu’après vérification de tous les bulletins et de toutes les feuilles de dépouillement.
La MEC met en garde contre les déclarations prématurées de victoire. En parallèle, la Police a lancé des enquêtes sur les arrestations des personnes accusées de fraude.
Le cadre légal prévoit une procédure claire : si aucun candidat n’obtient plus de 50 % des voix, un second tour est organisé.
....STRATÉGIE DU PRÉSIDENT SORTANT
Le président sortant, en dénonçant ces fraudes, cherche à protéger sa légitimité en cas de résultat défavorable. Ce qui lui permettra de surfer sur l’éventualité d’un recours juridique.
Aussi, le président sortant tente-t-il de mobiliser ou maintenir la base électorale, en jouant sur le sentiment d’injustice ou de manque d’équité.
Lazarus Chakwera cherche également à pousser les organes de contrôle (domestiques ou internationaux), à surveiller de près le processus, ce qui pourrait entraîner des tensions supplémentaires.
Cependant, cette stratégie d'accusations comportent aussi des risques. En effet, si les preuves ne sont pas solides, cela pourrait réduire la crédibilité du président sortant.
Mieux, les allégations non fondées peuvent accroître les tensions post-électorales, voire mener à des violences ou à des contestations judiciaires longues.
Le Malawi est à un carrefour démocratique important de son histoire.
John SHADUNA correspondant en Afrique du Sud
lafriqueenmarche du 24 septembre 2025 No 1012


