L'armée malienne mène depuis une semaine, une campagne intense de frappes aériennes sur la ville de Kidal, contrôlée par les rebelles touaregs du Front de libération de l'Azawad (FLA) et leurs alliés du JNIM depuis le 25 avril 2026.
Les frappes actuelles sur Kidal depuis une semaine s'inscrivent dans une campagne aérienne intensive de la part des Forces armées maliennes (FAMa) pour reprendre Kidal désormais aux mains des rebelles depuis le 25 avril dernier.
Selon des sources crédibles proches de la hiérarchie militaire malienne, la multiplication de ces bombardements va continuer et s'accentuer afin de déloger le FLA de ce bastion.
Durant cette campagne, les résidences et les bâtiments occupés à Kidal par le patron politique et figure centrale du FLA, Alghabass ag Intalla, ont été ciblés.
Ses résidences et les bâtiments officiels qu'il occupe à Kidal, sont au cœur des cibles prioritaires de l'aviation malienne qui cherche à décapiter le commandement rebelle.
Cette campagne est un précédent historique marquant. Le parallèle relatif à la "destruction de la maison du patron" provient également de l'histoire de ce même leader.
En janvier 2013, lors du lancement de l'intervention militaire au Nord-Mali, l'aviation française avait intégralement bombardé et détruit la maison d'Alghabass ag Intalla à Kidal.
À l'époque, il dirigeait le mouvement Ansar Dine (avant de créer le HCUA, aujourd'hui fusionné dans le FLA).
L'alliance rebelle avec le FLA a scellé une alliance tactique majeure avec le groupe djihadiste JNIM (affilié à Al-Qaïda).
Ensemble, ils ont mené une vaste offensive coordonnée le 25 avril 2026, pour reprendre le contrôle de Kidal suite à un lourd revers infligé à l'armée malienne et à ses alliés russes d'Africa Corps.
Suite à la perte de cette ville symbole, le régime du général Assimi Goïta a recours massivement aux frappes de drones et d'avions de chasse pour pilonner les positions rebelles et infrastructures de commandement du FLA.
OBJECTIF : RECONQUÊTE DE KIDAL
L'armée malienne en multipliant les frappes aériennes et les bombardements à Kidal contre le Front de libération de l'Azawad (FLA), veut déloger les rebelles de cette région.
L'armée malienne cible donc des positions militaires et des repères stratégiques du mouvement rebelle. Les bombardements visent directement les structures de commandement et les résidences des hauts responsables du FLA. Le but affiché est d'imposer une logique de guerre d'usure et de reconquête territoriale menée par l'Etat du Mali .
La terre tremble donc à Kidal, portant la signature d’une réplique historique avec l'écho du ciel.
Par un langage de feu et de foudre, l'armée malienne n'a pas seulement détruit des murs de pierre. Elle veut reprendre le contrôle de cette région malienne tombée le 25 avril dernier. Les raids aériens ont pour objectif de graver une certitude dans le sable désertique de Kidal.
Chaque frappe chirurgicale tombée sur ce bastion résonne comme l'écho d'une promesse nationale. Celle d'un État debout, souverain, qui ne plie jamais face à l'affront.
Mieux, cette campagne de reconquête semble être une réponse du sang et de l'honneur.
En effet, ce déluge d'acier est la réponse au sang versé, l'hommage suprême de la patrie à son digne fils, le ministre Sadio Camara, ministre de la Défense tué le 25 avril dernier.
Là où certains croyaient semer le chaos en touchant au cœur la République, l'armée malienne impose une tempête aérienne implacable pour le venger
Les ruines de Kidal racontent aujourd'hui l'histoire d'une détermination de l'armée malienne en quête d'une dignité retrouvée.
Cette campagne aérienne massive va-t-elle parvenir à sceller le destin national en dépit des décombres de Kidal?
Arouna AMADOU
L'Afrique en marche du 1 er juin 2026 No 1192


