L'Editorial de Murielle MENSAH
On est désormais fixé. Le candidat de la mouvance sera connu en octobre. « Si tard si possible...», avait déclaré Patrice Talon au magazine "Jeune Afrique". Pendant ce temps, l'opposition est incapable de fixer l'opinion. Patrice Talon ne démontre-t-il pas qu'il est le maître des horloges au moment où l'opposition brille par son silence?
À la question du magazine "Jeune Afrique" à Patrice Talon en février dernier, le leader de la "Rupture" de savoir si ce choix de son dauphin est-il déjà fait ?.
On n'a pas oublié la réponse du 1er des Béninois: « C'est en cours, je le dirai clairement le moment venu, mais le plus tard possible, afin de ne pas perturber inutilement l'action gouvernementale. Nous avons pour l'instant, d'autres priorités.».
« Mais le plus tard possible...». C'est donc fait. En effet, on constate que l'essence de la vision du chef du "Nouveau départ" devient le filtre de la doctrine de la réforme du système partisan.
Alors que de nombreux observateurs continuent de jauger l'état de faiblesse de cette réforme, Patrice Talon démontre qu'il est le maître des horloges et banquets politiques à l'horizon.
En procédant ainsi, il pèse sur l'ensemble du parcours aussi bien dans sa famille politique que même dans l'opposition.
À neuf mois de la présidentielle, les rares avantages de sa réforme nous épargnent en étendue et en profondeur d'une biodiversité de candidats plaisantins, fantomatiques et anecdotiques.
OPPOSITION : MIEUX SE POSITIONNER...
Contrairement aux scrutins passés depuis le renouveau démocratique en 1990, ni les mouvements, ni les vagues, ni les icebergs dans leurs faces visibles et invisibles, n'ont pu faire le portrait robot d'un candidat.
Tout le monde attend Patrice Talon y compris l'opposition. En effet, sous la férule du parti "Les Démocrates", ce parti n'a pipé mot depuis pour fixer l'opinion publique et annoncer l'échéance fatidique.
Tout porte à croire que la formation politique de Boni Yayi n'est pas encore sortie de la salle de musculation.
C'est comme ce parti phare donne l'impression d'être à la remorque de la mouvance présidentielle.
Avec ce rythme lent de l'opposition, peut-on avoir l'intérêt de scruter un monde envahi de doutes?
Alors que Patrice Talon met en branle une certaine confiance par une bonne communication avec ce point fort de casting le 12 octobre prochain, l'opposition s'illustre par l'immobilisme et des points de flétrissements.
En politique, un adage nous enseigne. « Une présidentielle, n'est pas une course de vitesse, mais de fond.».
Cependant, il est impérieux que le parti de Boni Yayi rebondisse. Il lui faut dans l'immédiat, une date pour le choix du candidat, des objectifs clairs, des ressources subséquentes et des effets indéniables pour démontrer que ce parti est capable de réaliser l'alternance.
lafriqueenmarche du 25 juin 2025 No 941

