Avant Macky Sall, deux Africains ont marqué l’histoire du Secrétariat général de l'Onu.

Depuis sa création en 1945, l’Organisation a connu une dizaine de secrétaires généraux, venus d’horizons divers. 

Parmi eux, deux Africains ont occupé ce prestigieux poste, incarnant la voix et les espoirs du continent sur la scène internationale.

Il y a d'abord Boutros Boutros-Ghali, l’Égyptien visionnaire (1992-1996). Diplomate égyptien de renom, Boutros Boutros-Ghali est le premier Africain et premier Arabe à devenir secrétaire général de l’Onu.

Son mandat, débuté en 1992, a coïncidé avec une période troublée avec les guerres civiles en Afrique (surtout le génocide rwandais) et en Europe (Conflit en ex-Yougoslavie).

Il lance alors un document important dit "Agenda pour la paix", un ambitieux plan pour renforcer le rôle des Nations unies dans la prévention des conflits. 

Contesté par certaines grandes puissances, notamment les États-Unis, il ne sera pas reconduit pour un second mandat en 1996.


...APRÈS L' EGYPTIEN, UN GHANÉEN 

Kofi Annan, le Ghanéen, SG/Onu de 1997-2006 et prix Nobel de la paix, a succédé à Boutros-Ghali.

Kofi Annan devient le deuxième Africain, mais premier noir à diriger l’Onu. 

Diplomate chevronné, il a passé une grande partie de sa carrière au sein de l’organisation avant d’accéder au poste suprême. 

Son mandat est marqué par la réforme de l’administration onusienne, la défense des droits de l’homme et son opposition à la guerre en Irak. En 2001.

Il reçoit le Prix Nobel de la paix conjointement avec l’ONU pour leurs efforts en faveur d’un monde plus pacifique. 

Kofi Annan reste une figure respectée et admirée bien au-delà de son continent.

Ces deux figures africaines ( l'Égyptien et le Ghanéen), illustrent l’importance du continent africain dans la gouvernance mondiale. 

Boutros-Ghali et Kofi Annan, (chacun à sa manière), ont porté la voix des pays en développement et défendu une vision de l’Onu tournée vers la paix, la dignité humaine et la justice internationale.

Ces deux Africains ont laissé un héritage africain au cœur du multilatéralisme. 

Aujourd’hui encore, leur passage au sommet de l’organisation demeure une source de fierté et d’inspiration pour l’Afrique et le monde entier.


Salifou DIAGNE


lafriqueenmarche du 10 octobre 2025 No 1025