Le président français, Emmanuel Macron a marqué les esprits le 22 septembre dernier à l'Onu. En reconnaissant l'indépendance de la Palestine, il est cependant entré dans une zone diplomatique complexe.
Macron a reconnu l'indépendance de la Palestine. Sa décision française a été saluée par l’Autorité palestinienne comme historique et courageuse. C'est le cas de plusieurs pays européens et du Commonwealth qui se sont alignés pour soutenir la démarche.
Cependant, force est de reconnaître l'opposition et les critiques d'autres Nations. En tête, on a Israël qui a rejeté cette reconnaissance. Ce pays assimile ce processus initié par Macron à une récompense pour les violences du 7 octobre 2023.
Quant aux États-Unis, traditionnellement opposés à une reconnaissance unilatérale, Donald Trump a fait part de sa réserve.
CHEMIN DIPLOMATIQUE PLUS LARGE...
La reconnaissance ne constitue pas, selon Macron, un acte isolé ni gratuit. Selon lui, plusieurs conditions accompagnent ce geste en vue d'un chemin diplomatique plus large.
Pour atteindre cet principal objectif, il y a le cessez-le-feu et la libération des otages. En effet, Macron a insisté sur la nécessité d’établir un cessez-le-feu à Gaza et obtenir la libération des otages détenus.
Ces éléments sont, selon lui, des préalables à toute normalisation de relations et à d’autres mesures diplomatiques.
Mieux, le président français met en avant, la stabilisation, la reconstruction et gouvernance de la Palestine.
Il propose un plan de stabilisation pour Gaza après les hostilités, y compris la reconstruction, avec la participation de l’Autorité palestinienne.
Il évoque aussi la nécessité que cette Autorité assume ses responsabilités, que la gouvernance soit clarifiée, et que Hamas soit exclu du pouvoir politique dans une Palestine reconnue.
Emmanuel Macron met un accent particulier sur la condition d’une ambassade française en Palestine. Cependant, cette condition est assortie de préalables.
Pour Macron, la France pourrait ouvrir une ambassade auprès de l’État palestinien si et seulement si les conditions humanitaires et politiques minimales (cessez-le-feu, otages libérés) seraient remplies.
Nabil HAYFEZ correspondance particulière
lafriqueenmarche du 2 octobre 2025 No 1019

