L'Editorial de Murielle MENSAH

«Publiez bien haut la grande nouvelle...», disait-on en 2023 quand à l'issue des législatives, le parti "Les Démocrates", a eu 28 députés. En son temps, Eric Houndété officiait comme président dudit parti. En 2026, sans Houndété, le parti a bu la tasse. Peut-on comparer 2023 et 2026 pour ce parti ? 

L'article 146 du Code électoral qui dispose des taux requis pour valider une liste est la raison principale évoquée chez "Les Démocrates" pour expliquer la défaite de leur formation. Cependant, force est de reconnaître que cette formation politique, a souffert de leadership et de stratégies.

En 2023, Eric Houndété était le président de ce parti. En octobre de la même année, il a été relégué comme une équipe en 2 ème division. Ainsi, au terme du congrès de cette formation politique, il est devenu vice-président, laissant les rênes du parti à Boni Yayi.

AVANT ET APRÈS

Depuis lors, beaucoup ont cru que le ciel est ouvert et que la route est tracée pour une victoire écrasante en 2026. Sous la direction d'un guide toujours éclairé en occurrence Boni Yayi, il y aura des miracles permanents.

Et nous voici en 2026.

Au terme des résultats des législatives du 11 janvier dernier, entre le salut pour tous et le salut par la grâce, le parti LD a tout effacé de l'héritage de Éric Houndété et a lamentablement échoué. En 2026, surtout après les évènements relatifs à la disqualification du duo présidentiel LD,  l'offensé Eric Houndété, a été mis dans un coin. 

Il n'a pas été positionné. Mieux, il n'a même pas été appelé pour être directeur de campagne.  On n'a pas daigné lui confier les stratégies pour faire parler son expérience avérée comme en 2023. En 2023, Eric Houndété était là et le parti a gagné. En 2026, il n'était pas là et c'est la dégringolade.

Qui doit assumer la défaite? Boni Yayi le président dudit parti ? Il urge de faire le bilan et de situer les responsabilités. C'est la moindre des choses. Si on n'a pas reconnu la portée du travail abattu par Eric Houndété, que ceux qui ont échoué disent au moins : « MEA CULPA...».

« En 2026, publiez aussi bien haut la grande et mauvaise nouvelle...», celle de la défaite du parti "Les Démocrates". Au loin comme au près, faites courir l'exigence de recevabilité partout où se trouvent les déçus après la défaite. C'est la loi de la politique. 

En attendant que quelqu'un assume la défaite, quel riche trésor comme de l'or fut l'expérience de Éric Houndété à la tête de ce parti?

Et si ceux qui ont banalisé l'expertise de Éric Houndété, le réhabilitaient avant qu'il ne soit tard ?

L'Afrique en marche du 28 janvier 2026 No 1104