L'Editorial de Murielle MENSAH
Le professeur et constitutionnaliste Philippe Noudjènoumê qu'on ne présente plus est toujours là, jamais éclipsé. Code électoral, Conférence nationale bis ou attaques terroristes...ces thèmes sont ces dernières semaines comme des bouées de sauvetage qu'il tente de donner à son pays. Comment parvient-il à se baigner dans tous ces cours d'eau qui convergent vers le Bénin?
Philippe Noudjènoumê est le secrétaire général du Parti communiste du Bénin (PCB). Il est aussi le président de l'Alliance pour la patrie (APP). Il encore le secrétaire général de Wapo, une faîtière internationale.
Fort de toutes ces casquettes, Philippe Noudjènoumê assume les trésors de quiétude au nom du Bénin entre Code électoral, Conférence nationale bis sans oublier les attaques terroristes contre notre pays
CODE ÉLECTORAL...
Nombreux sont les Béninois qui ont lu sa dernière adresse au peuple béninois, le 30 mai dernier.
Dans ce message, le constitutionnaliste a disséqué les potentielles difficultés liées au code électoral. Pour lui, la loi électorale promulguée par le chef de l’Etat béninois après l’avis positif de la Cour Constitutionnelle, est crisogène. Il n'a cessé de le marteler depuis 2024.
Par rapport à cette loi électorale, il est aux antipodes de la catégorie de ceux qui restent figés se contentant du statu quo au risque qu’il n’y ait aucun parti respectant les critères d’éligibilité lors des prochaines législatives de 2026.
Il l'est encore par rapport à ceux qui, par le silence jurent que la crise ne viendra jamais, car pariant sur l’alignement des planètes en faveur du pays : « Dieu aime le Bénin.».
Contrairement à ces deux catégories, le leader du PCB souhaite une relecture de la loi électorale et la suppression de ses "articles à pointes".
En clair, par rapport au Code, il veut clairement une relecture, car selon lui, cette loi est viciée vicieuse et antidémocratique dans tous les cas de figure.
Au nom de la paix, à moins d’une année avant les échéances électorales fatidiques, Philippe Noudjènoumê, au nom de la paix, appelle à un sursaut patriotique.
Dans son message, la disposition des 20% contrevienne au principe éthique d'un homme une voix. Il urge d'anticiper les atteintes prévisibles, même si la volonté d'avoir un Parlement d'envergure est forte.
...ASSISES NATIONALES
Outre le code, Philippe Noudjènoumê, ne cesse d'évoquer la tenue d'assises nationales. Pour lui, avant les élections, au regard des nuages amoncelés dans le ciel démocratique : « La seule solution salvatrice et émancipatrice pour le Bénin, c'est d'aller à la Constituante, une nouvelle Conférence nationale. C'est la seule véritable exigence de l'heure.», écrit souvent le professeur Noudjènoumê dans ses tribunes et communiqués. A ces assises, il propose qu'on débatte du sort des prisonniers politiques, des exilés...
ATTAQUES TERRORISTES...
Les menaces de déstabilisation aux portes du Bénin dues au terrorisme, obligent le leader de l'APP, à appeler à une rupture des Accords de défense avec la France.
Après les attaques du 8 janvier et celles du 17 avril 2025, le professeur Noudjènoumê continuer de saluer la bravoure de l'armée beninoise.
Mieux, il s'incline devant la mémoire des soldats tombés au combat et croit que la coopération bilatérale entre la France et notre pays n'est pas optimale pour nous prémunir du terrorisme.
Si le professeur Noudjènoumê épate avec sa force de propositions, celle d'une Conférence nationale bis surprend certains Béninois.
En effet, en 1990, à la Conférence des forces vives de la Nation, le PCB avait opté pour la politique de la chaise vide.
Aujourd'hui, les choses ont changé, le professeur aussi.
lafriqueenmarche du 2 juin 2025 No 922

