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L'Afrique en marche
La démission de Vital Kamerhe de la présidence de l’Assemblée nationale, le lundi 22 septembre 2025, crée une vacance dans l’une des fonctions les plus sensibles du paysage politique congolais. Ce poste stratégique, celui président de la chambre basse du Parlement, est non seulement symbolique, mais aussi central dans l’équilibre des forces entre majorité, opposition et alliés du chef de l’Etat. Qui sera bientôt élu pour remplacer Vital Kamerhe ?  Plusieurs personnalités sont déjà citées pour lui succéder. Qui sont les potentiels successeurs de Kamerhe?  Au nombre des potentiels successeurs ...

La démission de Vital Kamerhe de la présidence de l’Assemblée nationale, le lundi 22 septembre 2025, crée une vacance dans l’une des fonctions les plus sensibles du paysage politique congolais. Ce poste stratégique, celui président de la chambre basse du Parlement, est non seulement symbolique, mais aussi central dans l’équilibre des forces entre majorité, opposition et alliés du chef de l’Etat. Qui sera bientôt élu pour remplacer Vital Kamerhe ? 

Plusieurs personnalités sont déjà citées pour lui succéder. Qui sont les potentiels successeurs de Kamerhe? 

Au nombre des potentiels successeurs de Kamerhe, de nombreux observateurs avertis citent Christophe Mboso N’Kodia Pwanga.


...OUTRE PWANGA, DEUX AUTRES

En effet, Christophe Pwanga a été déjà président de l’Assemblée nationale avant Kamerhe (de février 2021 à mai 2024). Actuellement, il est deuxième vice-président de l’Assemblée.     Il possède l’expérience nécessaire et une forte légitimité institutionnelle. 

En revanche, revenir au poste de président après avoir été remplacé pourrait être perçu comme un recul, ou susciter des tensions internes dans la majorité.

Mieux, il faudrait pour lui, obtenir le soutien politique de la majorité, et son profil pourrait être jugé trop lié à l’actuel bureau.

Ensuite, on cite Jean-Claude Tshilumbayi. Il est    premier vice-président de l’Assemblée nationale dans le bureau présidé par Kamerhe.     

Son rôle de vice-président le positionne naturellement comme un des successeurs possibles. 

Lui également, il lui faudrait obtenir le soutien politique de la majorité et au-delà avec des appuis indépendants ou consensuels.

Mieux, lui aussi comme Christophe Pwanga, son profil trop lié à l’actuel bureau pourrait être un handicap.

On a également Dominique Munongo. Elle est    rapporteur adjoint de l’Assemblée nationale sous Kamerhe. 

Elle peut profiter de sa visibilité institutionnelle et de son appartenance au bureau pour être candidate. 

Son handicap, c'est d'avoir été une pièce maîtresse du bureau de Vital Kamerhe. 

Ce qui veut dire qu'un éventuel consensus autour d’elle pourrait dépendre de concessions politiques.

Contrairement aux deux autres, si Félix Tschisekedi a déjà confié la primature à une femme, il peut encore le faire pour le Parlement. 

Jusqu’à maintenant, aucune annonce officielle n’a confirmé un remplaçant désigné, même si plusieurs noms sont évoqués dans les couloirs du Palais du Peuple.


ENJEUX POUR LE PROCHAIN PRÉSIDENT...

Le successeur de Kamerhe devra répondre à plusieurs exigences.

D'abord, il doit être de la majorité/coalition. Il faut qu'il soit accepté à la fois par la majorité présidentielle Union sacrée de la Nation (USN) et pour les alliés influents, pour éviter une crise ouverte.

Il doit avoir une image de transparence et de compétence.  Les pétitions qui ont mené à la démission de Kamerhe ont mis en exergue notamment le manque de transparence et de bonne gestion. Le nouveau président devra rassurer sur ces points.


...TSCHISEKEDI : DERNIER MOT

Pour faire son choix pour être le prochain président du Parlement de RDC, le président Tschisekedi doit tenir compte de la promotion de l’équilibre régional.

En effet, la RDC est un pays très diversifié. Le choix sera probablement influencé par des considérations régionales, de quotas ethniques /provinciaux, et de représentativité politique.

Enfin, il y a la stabilité institutionnelle. Le président de la République va insister sur le fait que ce changement ne doit pas dégénérer, ni créer un chaos législatif. 

Le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a appelé à la stabilité institutionnelle après cette démission, insistant sur le fait que l’institution doit trouver sa voie sans ingérence extérieure.


DANS L'ATTENTE DE L'ÉLECTION...

On ne sait pas encore quand l’élection du successeur aura lieu ni selon quelle procédure. 

Va-t-on procéder à une élection de la majorité uniquement, ou faire des primaires, ou un choix via la conférence des présidents des groupes parlementaires?

Cependant, il n'est pas à exclure que le poste soit occupé provisoirement par un vice-président de l’Assemblée en attendant l’élection formelle d’un nouveau président.

Il faut rappeler que Vital Kamerhe a démissionné suite au dépôt de plusieurs pétitions par des députés, y compris du parti présidentiel UDPS. Ces pétitions  l’accusent de mauvaise gestion et d’opacité dans l’administration des fonds. 


Ghislain TINDUDU correspondant en RDC


lafriqueenmarche du 28 septembre 2025 No 1016

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