Avec la mort de Willy Ngoma du M23 par un drone de précision, le président Tschisekedi, avec cette supériorité tactique militaire aérienne peut-il changer le cours de la guerre dans son pays, lui dont les troupes étaient régulièrement souvent vaincues au sol ? Peut-on parler de l'oeil d'acier avec la révolution silencieuse de Tshisekedi ?
La nouvelle perspective relative à la stratégie aérienne de Félix Tshisekedi, met en lumière l'usage des drones comme pivot tactique dans la guerre en République démocratique du Congo.
Certains spécialistes parlent déjà de l'oeil d'acier avec la révolution silencieuse de Tshisekedi
Alors que les défis au sol persistent dans l’Est du pays, le président Félix Tshisekedi a opéré un basculement stratégique majeur en misant sur la suprématie technologique.
DANS LA MALETTE D'ARGUMENTS TECHNIQUES
Face à une guerre asymétrique complexe, Kinshasa a déployé une flotte de drones de combat de dernière génération, notamment des CH-4 Rainbow et des Wing Loong II. L'épicentre de cette flotte se trouve à Kisangani.
C'est de cette ville congolaise que l'armée de RDC transforme le ciel en un sanctuaire imprenable.
Cette stratégie de "supériorité par le haut", permet une précision chirurgicale. En effet, là où l’infanterie se heurte au relief escarpé du Kivu, les drones permettent des bombardements ciblés sur les centres de commandement et les dépôts de munitions adverses, réduisant ainsi les risques de pertes humaines collatérales.
Grâce à une autonomie pouvant atteindre 40 heures, ces vecteurs aériens assurent une veille constante, privant l'adversaire de tout effet de surprise avec une omniprésence et surveillance accrue.
L'usage intensif des drones a récemment conduit à des éliminations stratégiques, comme celle rapportée de Willy Ngoma, porte-parole du M23. Ce qui illustre une capacité de frappe qui ignore les lignes de front traditionnelles avec une pression psychologique.
En somme, si le terrain reste disputé, la maîtrise des airs est devenue l’atout maître de la présidence congolaise pour inverser le rapport de force et imposer un nouveau paradigme sécuritaire.
Ghislain TINDUDU correspondant en RDC
L'Afrique en marche du 27 février 2026 No 1126

