Au sens liturgique ou spirituel, les initiatives humaines sont souvent en déphasage. Pour le père Ekwu Charles Odinaka : « Saint Michel n’a pas d’encens propre à lui ». Lisez ci-dessous ses explications.
Saint Michel n’a pas d’encens
Il est important de faire une distinction claire entre la foi et les initiatives humaines. Saint Michel n’a pas d’encens propre à lui au sens liturgique ou spirituel. Dans la tradition catholique, l’encens est utilisé pour honorer Dieu, accompagner la prière et signifier la présence divine. Il n’est pas attribisonné à un saint en particulier.
Lorsque l’on parle d’« encens Saint Michel », il ne s’agit donc pas d’une tradition de l’Église, mais bien d’un nom choisi par une entreprise à des fins commerciales ou symboliques. Ce choix peut s’inspirer de la figure de l’archange Saint Michel symbole de combat spirituel, de protection et de victoire du bien, mais il ne repose sur aucun fondement liturgique officiel.
Il convient donc de rester vigilant : donner le nom d’un saint à un produit n’en fait pas un objet religieux reconnu par l’Église. La foi ne se fabrique pas en usine, et la dévotion authentique ne dépend ni d’un nom commercial ni d’un emballage.
Honorer Saint Michel, c’est tout prier, imiter sa fidélité à Dieu et invoquer sa protection, non consommer un produit qui porte son nom.
POURQUOI NE PAS INTERDIRE DANS LES ÉGLISES ?
Pourquoi ne les interdit-on pas de vendre cela dans les églises ?
Parce que ce n’est pas officiellement interdit par l’Église. Ces produits ne sont pas liturgiques, mais ils ne sont pas forcément hérétiques. L’Église préfère éduquer les fidèles et éviter la superstition plutôt que tout interdire.
Père Ekwu Charles Odinaka
L'Afrique en marche du 19 février 2026 No 1120

