Un sommet discret sur la sécurité entre les représentants du Sénat américain, de l'Israël et du Rwanda a eu lieu à Kigali il y a quelques jours. La tenue de ce sommet doit-elle inquiéter certains pays africains comme la RDC?
" L’alignement des États-Unis, d’Israël, de l’Afrique et du nouveau Moyen-Orient", tel était le thème de cette rencontre qui a réuni des responsables américains, israéliens et africains le mercredi 18 février dernier à Kigali (Rwanda).
Ce sommet sur la sécurité placé sous ce thème ci-dessus cité, et selon les organisateurs, révélés par le "The Times" of Israel, ce sommet avait pour objectif d’examiner les voies susceptibles de faire de l’Afrique : « La prochaine frontière » du renforcement de la coopération stratégique entre États-Unis et Israël, avec le Rwanda présenté comme partenaire clé.
Plusieurs personnalités américaines ont pris la parole à distance, notamment le sénateur républicain Ted Cruz, la sénatrice démocrate Jacky Rosen, ainsi que l’ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Robert O'Brien.
PARTAGE DES RÔLES
À l’issue des échanges, les participants ont esquissé une vision stratégique articulée autour d’un partage des rôles.
Ainsi, Washington mettrait en avant son leadership mondial et son expertise géostratégique. Quant à l'Israël, ce pays apporterait son savoir-faire en matière de sécurité et d’innovation technologique. Quant au Rwanda, le pays de Paul Kagamé se positionnerait comme pivot régional et passerelle vers les autres États africains.
CRAINTES À KINSHASA ET AILLEURS ?
Sans recourir à mille voix, ce rôle important qui vient d'être confié au Rwanda est de nature à donner de l'insomnie au pouvoir de Kinshasa surtout.Il ne peut en être autrement. En effet, quand le souffle qui vient de Kigali porte le M23, souffle qui déferle sur le Nord et le Sud Kivu, le régime de Félix Tschisekedi ne peut cautionner que cette importante mission retentisse en tout lieu, à l'heure de plus d'effroi dans son pays avec la complicité du Rwanda.
Dans le Nord et Sud Kivu, le sang qui coule rend plus coupable le Rwanda. Et face à cette géopolitique, la RDC n'a pas besoin de mille voix,pour être inquiète et faire monter jusqu'aux anges, les douleurs de sa croix.
Mieux, au-delà de la RDC, cette mission névralgique confiée au Rwanda n'est pas un doux nom qui peut faire tarir les pleurs également au Burundi.
Cependant, reconnaissons qu'en fonction du savoir-faire de l'armée rwandaise au Mozambique et en Centrafrique, le pays de Paul Kagamé compte désormais pour la lutte contre l'insécurité en Afrique. Malheureusement, au regard du rôle trouble du Rwanda en RDC, cette mission prochaine n'est pas en harmonie pour répandre la joie, la vie et la paix dans les cœurs dans de nombreux pays frontaliers du Rwanda.
Enerst DJONKEP depuis le Cameroun.
L'Afrique en marche du 23 février 2026 No 1122


