L'Editorial de Murielle MENSAH


La ville de Nice (France) accueillera la troisième Conférence des Nations unies sur l'Océan (UNOC 3). Ce sera du 9 au 13 juin 2025. Que peut-on espérer de cette rencontre qui prévoit des  textes capables de codifier la mer? Va-t-on  reconnaître les droits des poissons même s'ils n'ont pas d'avocats? 

Le thème de ce rendez-vous international est:  "Accélérer l'action et mobiliser tous les acteurs pour conserver et utiliser durablement l'océan". 

Au titre des participants,  on aura les chefs d'État, des scientifiques, experts, acteurs associatifs, représentants institutionnels, acteurs des médias...

Cette rencontre est co-organisée par la France et le Costa Rica. Ce sommet de Nice vise à sensibiliser l'opinion mondiale afin d'accélérer l'action pour la conservation et l'utilisation durable des océans. 

L'importance de la préservation des écosystèmes marins n'est plus à démontrer. Il s'agit de promouvoir les activités économiques liées à la gestion des mers et des océans. 

Aussi, est-il question d'encourager les innovations et l'exploitation responsable des ressources et de renforcer la coopération internationale pour faire face à leurs enjeux.

Cette rencontre doit permettre d'envisager rapidement un résultat transformateur, positif et concret pour la biodiversité marine.


IMPORTANT TRESSEUR DE CORDES...

Dans les coulisses pour la réunion de Nice,  parmi tant d'organisateurs, il y a  François Sarano, un Espagnol de nationalité.

C'est un nom qui nous renvoye au navire "Calypso" du célèbre commandant Jacques-Yves Cousteau. En tant que plongeur professionnel, François Sarano a passé 13 ans à bord de ce  "Calypso".

Conseiller scientifique et chef d'expédition, il a été le conseiller scientifique et chef d'expédition de Cousteau. À ce titre, il a participé à de nombreuses expéditions à bord de la Calypso. 

Aujourd'hui, il est docteur en océanographie avec des recherches approfondies sur les océans qui font date.

Sa passion pour l'océan lui permis d'explorer les milieux marins et d'observer la faune sous-marine de près. 

Il ne cesse de sensibiliser le public à la protection des océans et mettre en œuvre des actions concrètes pour leur préservation. 

Dans un contexte de changements climatiques avec ses conséquences sur l'écosystème qui se détruit à grande échelle, il urge de préserver tout au moins le droit des poissons même s'ils n'ont pas d'avocats.

Les participants seront-ils ambitieux pour faire davantage de la mer, un espace singulier, solidaire et de dialogue entre les humains et ce monde spécifique ? Seront-ils tétanisés comme lors des COP où on passe une éternité pour rien ? 

Sur terre, les droits humains sont assez violés. Ne continuons pas de violer les droits de la mer déjà soumise à l'érosion et à l'omniprésence du plastique. 

Au-delà de transmettre la beauté de ce monde sublime aux générations futures, pensons à l'économie bleue.

À Nice, notre humanité court à sa perte si rien n'est fait.


A s'y méprendre...


lafriqueenmarche du 4 juin 2025 No 924