Le ministère américain des Finances (OFAC) a placé sur liste noire deux citoyens français.
Il s'agit de Faouzi Barika et Amel Oualid. L'administration Trump les accuse de financer le mouvement islamiste palestinien Hamas sous couvert d'activités humanitaires.
Selon les autorités américaines, les deux individus utilisaient leurs associations caritatives respectives pour collecter d'importantes sommes d'argent officiellement destinées à venir en aide aux civils de la bande de Gaza.
En réalité, ces structures servaient de façade pour détourner les dons directement vers les réseaux financiers de l'organisation armée.
Les investigations américaines révèlent que ce réseau a permis de collecter plus de deux millions de dollars entre 2020 et 2026.
Fait marquant souligné par Washington, environ 1,5 million de dollars de cette somme globale ont été amassés après les attaques meurtrières menées par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.
CHARGES DE L'ADMINISTRATION TRUMP...
Les fonds transitaient notamment sous forme de cryptomonnaies envoyées à Saleem al-Zaq, un membre de la branche armée du Hamas également ciblé par les sanctions, qui assurait la promotion de leurs collectes sur ses propres réseaux sociaux.
L'impact de ces sanctions économiques décidées par les États-Unis est immédiat et lourd de conséquences financières pour les deux personnes visées.
Elle implique le gel total de tous les avoirs et biens que Faouzi Barika, Amel Oualid et leurs associations (« Baraka » installée en Gironde et « Ensemble C Mieux » dans la Loire) pourraient détenir sur le territoire américain.
De plus, cette mesure interdit formellement à toute entreprise, institution financière ou citoyen américain de mener la moindre transaction avec eux, sous peine de s'exposer à leur tour à de sévères représailles commerciales.
...DANS OUBLIER L'IMPLICATION DE LA FRANCE
Parallèlement aux sanctions financières de l'administration américaine, le volet judiciaire s'est accéléré sur le territoire français.
Le ministère américain de la Justice a confirmé que les suspects, accompagnés d'un troisième ressortissant français nommé Nordine B., ont été interpellés en France par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
À la suite de leur garde à vue, trois des suspects liés à ce dossier de financement présumé ont été présentés à un juge d'instruction à Paris et mis en examen dans le cadre d'une information judiciaire antiterroriste.
L'Afrique en marche du 7 octobre 2026 No 1267


