Houngbédji politique
L'Afrique en marche
On connaît le penchant de Donald Trump pour les richesses naturelles. Après l'Accord de Washington entre la  RDC et le Rwanda sans oublier la récente visite de cinq chefs d'Etat africains à la Maison blanche, il démontre chaque jour que l'exploitation de nombreuses ressources africaines sera l'une de ses priorités en matière de coopération avec le continent noir. Trump a identifié plusieurs pays africains riches en minerais stratégiques. On peut citer le cobalt, le lithium ou les terres rares. Des pays comme la République Démocratique du Congo, la Namibie ou encore la Guinée ont été cités pou...

On connaît le penchant de Donald Trump pour les richesses naturelles. Après l'Accord de Washington entre la  RDC et le Rwanda sans oublier la récente visite de cinq chefs d'Etat africains à la Maison blanche, il démontre chaque jour que l'exploitation de nombreuses ressources africaines sera l'une de ses priorités en matière de coopération avec le continent noir.

Trump a identifié plusieurs pays africains riches en minerais stratégiques. On peut citer le cobalt, le lithium ou les terres rares. Des pays comme la République Démocratique du Congo, la Namibie ou encore la Guinée ont été cités pour leur rôle central dans la transition énergétique mondiale.

« L'Afrique n’a pas besoin de leçons ni d’aides. Elle a besoin d’accords, de vrais accords. Nous voulons leurs minerais, et ils veulent de la croissance.», ressasse de plus en plus Donald Trump. Avec l'Américain, l’ère de la charité est terminée. 

Avec Donald Trump, c'est l'ère du business, on tend vers la fin de l’aide comme outil diplomatique.

En effet, la rhétorique de Trump contraste fortement avec celle de l’administration Biden, qui continue de mêler aide au développement et diplomatie, avec des investissements dans l’éducation, la santé ou encore la gouvernance démocratique.

Cette nouvelle vision du président américain semble séduire une partie de la jeunesse africaine, en particulier les entrepreneurs et acteurs du secteur privé, qui y voient une logique « du commerce plutôt que de la charité ».

Donald Trump change de cap en Afrique. Il prône une option de commerce équitable sur les ressources minières plutôt que de l’aide au développement.


CHANGEMENT DE CAP...

Avec cette rupture relative à l'aide durant des décennies d’engagement occidental traditionnel en Afrique, le président américain, Donald Trump, réaffirme sa vision d’un nouveau type de partenariat avec le continent, basé sur des intérêts économiques mutuels, et non sur la dépendance à l’aide.

Désormais, Trump souhaite établir des « accords équitables avec l’Afrique fondés sur l’échange de ressources, et non pas sur des dons».

La politique de Trump va donc mettre l’accent sur des partenariats public-privé entre les entreprises minières américaines et les États africains. D'où l'abandon des anciens modèles d’aide. Ces partenariats vont inclure des investissements dans les infrastructures, le transfert de technologies et la création d’emplois locaux, en échange d’un accès durable aux ressources.


...ENTRE CRITIQUES ET ADOUBEMENT

En clair, avec l'Afrique, Trump veut des partenaires clés dans ce qu’il appelle :« une alliance énergétique du XXIe siècle.».

Cette vision du locataire de la Maison blanche est décriée, car certains spécialistes en commerce international, craignent une nouvelle forme d’exploitation du continent africain.

Ceux-là redoutent qu’une politique menée par Trump encourage une nouvelle vague d’extractivisme, au profit des firmes étrangères plus que des populations locales.

La logique de Trump va aux antipodes de la lutte contre la pauvreté, une logique qui ignore les défis structurels persistants dans de nombreux pays africains, comme les défaillances en santé publique ou le chômage des jeunes.

Sans gouvernance forte, ce type d’accords peut reproduire des schémas d'exploitation de types coloniaux où les ressources quittent l’Afrique et les profits aussi.

Que disent les dirigeants africains ? Après l'Accord RDC/Rwanda et la récente visite de cinq chefs d'Etat africains à la Maison blanche, tout porte à croire que cette approche, malgré le décoffrage brut du président américain, a de l'enthousiasme chez certains dirigeants africains.

Mieux, le modèle de Trump s’inscrit dans les efforts actuels de l’Union africaine qui promeut la transformation locale des ressources, au lieu de simplement exporter des matières premières.

La logique de Trump a donc toutes les chances de prospérer surtout qu'il n'est pas du genre à donner de leçon de morale, de démocratie et autres dans un contexte africain des 4 èmes mandats.


Saroukath SALIM correspondante aux USA


lafriqueenmarche  du 7 août 2025 No 972

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