Une annonce fracassante secoue le monde académique et diplomatique mondial depuis quelques jours. Le gouvernement américain a décidé de relever le coût du visa étudiant (F-1) à 100.000 dollars, une mesure sans précédent qui suscite déjà une vague de réactions indignées aux quatre coins du globe, mais surtout en Afrique.
Selon la Maison Blanche, cette décision s’inscrit dans une réforme qui vise à renforcer la valeur et le contrôle de l’accès au territoire américain pour les étudiants étrangers.
Officiellement, Washington justifie cette hausse par la nécessité de couvrir : « Les coûts de sécurité, de suivi et de traitement administratif.».
Mais pour de nombreux observateurs, il s’agit surtout d’une stratégie politique visant à limiter drastiquement l’entrée d’étudiants étrangers, alors que les universités américaines accueillent chaque année plus d’un million de jeunes venus d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.
La nouvelle a provoqué une levée de boucliers dans les milieux universitaires. Plusieurs grandes universités américaines, qui dépendent largement des frais de scolarité des étudiants internationaux, craignent une chute drastique des inscriptions.
UNE DÉCISION SANS PRÉCÉDENT...
En effet, une telle barrière financière est une condamnation de la diversité académique y compris pour les étudiants africains.
En effet, jusqu’ici, le coût d’un visa étudiant américain oscillait entre 160 et 350 dollars. Désormais, il est passé brutalement à 100.000 dollars.
Ce qui rend quasi impossible l’accès pour les étudiants africains. À 100.000 F.CFA, cela revient à réserver les études aux États-Unis à une élite richissime
Avant, à 160 ou 350 dollars, ce coût attire des milliers d’étudiants africains en quête de diplômes prestigieux.
D'où l’incompréhension qui domine et qui laisse croire que c’est une fermeture déguisée, un mur invisible érigé derrière le vrai mur de Donald Trump.
Quoi qu’il en soit, cette hausse spectaculaire du coût du visa étudiant marque un tournant dans la politique américaine d’accueil des étudiants en général, et pour les étudiants africains en particulier.
Avec cette décision de 100.000 dollars, les USA redessine en profondeur la carte mondiale de la mobilité académique.
En effet, moins d’étudiants étrangers, y compris africains, c’est aussi moins de revenus pour les campus américains une perte de talents pour la recherche et un affaiblissement du “soft power” américain.
Au Congrès, certains élus démocrates promettent déjà de contester cette mesure jugée absurde et discriminatoire. Du côté républicain, les soutiens de Donald Trump estiment au contraire qu’il s’agit d’un pas nécessaire pour protéger les intérêts nationaux.
Saroukath SALIM
lafriqueenmarche du 29 septembre 2025 No 1017
