Le souverain pontife, Léon XIV, a promu le Suisse Anton Kappler en tant que son majordome.

Dans l’ombre portée des fresques de la Sixtine (la résidence papale), là où le silence pèse le poids des siècles, se tient désormais une figure de dévotion pure : le majordome. Il a été promu il y quelques semaines par le pape.

Plus qu'un serviteur, désormais, il est la main invisible qui met en lien le tempo du monde lors des audiences du saint-père. 

HORLOGER DU TEMPS 

Au Vatican, le majordome est le gardien du seuil. Il est la frontière entre la rencontre universelle et la paix nécessaire au successeur de Pierre. 

Avec cette nomination, Anton Kappler doit savoir faire valoir une perfection dans l'effacement. 

À ce poste, il doit anticiper le besoin avant qu'il ne devienne une pensée. À  la résidence papale où le don de soi est la norme, il doit veiller à la précision du rituel quotidien et savoir toucher l'histoire sans jamais la marquer. C'est l'incarnation de la tempérance et de la discrétion absolue.

Le Suisse Anton Kappler, en tant que majordome, sera comme une sentinelle. Il ne portera pas d'épée, mais il fera preuve d'une loyauté chevillée au corps, pour accompagner Léon XIV dans sa mission avec le souffle du calme face à un monde agité par des crises.

À ce poste d'une importance capitale, sa démarche feutrée se fera avec la plus grande force dans la maîtrise de soi et dans le don désintéressé.

Servir le pape, c'est accepter d'être le reflet d'une lumière plus grande, en s'assurant que rien, jamais, n'en vienne troubler l'éclat.

À noter que le majordome a remplacé celui de feu pape François, Sandro Mariotti.

Salini RUCCI correspondance  particulière depuis Rome

L'Afrique en marche du 15 mai 2026 No 1181