L'Editorial de Murielle MENSAH


La 1ère session 2025 de la coordination nationale du parti "Les Démocrates" a eu lieu. Par cette réunion statutaire, ce parti a l'occasion d'affûter ses armes pour affronter les élections générales 2026 dont particulièrement la présidentielle. Sans grand bruit, le parti de Boni Yayi prête-t-il correctement l’oreille aux défis en perspective ? 

Les élections générales de 2026 pointent à l'horizon. Avant ces échéances électorales, les défis sont nombreux pour le parti "Les Démocrates". 

La 1ère session 2025 de la coordination nationale du parti les Démocrates a eu lieu. Elle sonne comme un manifeste en vue des objectifs à atteindre.

Consciente que la mouvance ne lui fera aucun cadeau, cette formation de l'opposition s'apprête à affronter des handicaps et même les jours d'angoisses.

En la matière, "Les Démocrates" travaillent discrètement sur les défis qui les attendent. Ils savent qu'ils doivent être ingénieux. 

Au nombre des priorités, il y a d'abord le code électoral. Si le système partisan a beaucoup d'innovations comme l'élimination de candidats plaisantins et fantomatiques, les pourcentages à franchir sont comme un mal de la tyrannie des textes. À titre de rappel, le code électoral impose des seuils inimaginables pour les législatives à venir. Comment ce parti s'y prendra-t-il pour réussir à avoir des résultats dans les 24 circonscriptions électorales ? 

Ensuite, ce parti doit s'attendre à des difficultés d'ordre administratif. Ici, il s'agit de savoir anticiper et même rééditer l'expérience des négociations secrètes comme lors des législatives en 2023 pour arrondir les angles. En politique, souvent quand on est dos au mur, il faut savoir recourir aux stratégies passées payantes.


DÉFIS À RELEVER...

En outre, cette écurie politique doit savoir faire bloc lors de la désignation et du positionnement de ses responsables pour les législatives et les municipales. 

Ici, cela n'a l'air de rien. Au Bénin, le positionnement des responsables pour les élections n'a jamais été une banale affaire. « Je  me plie à la décision du parti», n'est souvent pas dans les moeurs des partis politiques. Le parti "Les Démocrates" doit faire preuve de cohésion du parti, contrairement à tout ce qui s'est passé en 2021 lors de la désignation de Reckya Madougou.

Si en 2026, le parti "Les Démocrates" doit accéder au pouvoir avec bonheur, Boni Yayi doit encore jouer un rôle moteur.

Pour les élections générales à venir, l'ex président béninois doit savoir qu'il s'apprête à délier le cordon de la bourse. Le nerf de la guerre ne doit être banalisé si son parti veut gagner. 

Si "Les Démocrates" veulent être des vainqueurs de 2026, et chanter au peuple souverain, « Tu es mon roi », ils savent les défis qui les attendent.


lafriqueenmarche du 5 mai 2025 No 898