En voyageant tout en étant conscient d'un mandat d'arrêt international, Kémi Seba, n'a-t-il pas commis une erreur de jeunesse?

En pleine conscience de l'existence d'un mandat d'arrêt international à son encontre, Kémi Seba, a pris le risque de voyager en Afrique du Sud.

Et le voilà désormais dans les dédales de la justice en Afrique du Sud et sur le point d'être extradé vers le Bénin, son pays 

En effet, après son mandat d'arrêt international émis par le Bénin sans oublier ses actions et ses déclarations antérieures, Kémi Seba devait s'abstenir de voyager pour éviter la stratégie de confrontation politique délibérée. 

STRATÉGIE MAL PILOTÉE ? RÉPONSE DE L'UN DE SES PROCHES 

Loin de nier les risques de Kémi Seba, l'un de ses proches ici en Afrique du Sud, a affirmé qu'il a pris ses précautions et considère ces procédures comme un outil de propagande qui ne changera pas son combat. 

Pour ce proche de Kémi Seba, calculer les risques lors de ses déplacements, est une mauvaise stratégie pour Kémi Seba 

Ce proche pense donc que toute arrestation, est un moyen pour Kémi Seba pour propager ses idées dans le monde.

En octobre 2024, il avait déjà été interpellé à Paris avec un passeport diplomatique nigérien pour des soupçons d'intelligence avec une puissance étrangère, avant d'être relâché sans charge à l'époque. 

Pour ce proche, parler d'erreur de jeunesse,  semble peu s'appliquer ici, car l'activiste, un quadragénaire, revendique pleinement ses déplacements internationaux comme faisant partie intégrante de sa lutte politique globale. 

À titre de rappel, Kémi Seba, arrêté le 15 avril en Afrique du Sud, a un mandat d'arrêt international contre lui. Il émane de la justice béninoise a émis ce mandat en décembre 2025 pour « apologie de crimes contre la sûreté de l'État » après son soutien public à une tentative de coup d'État déjouée contre le président Patrice Talon. Une procédure d'extradition vers le Bénin est actuellement en cours.

Soulignons également que Kémi Seba, de son vrai nom, Stellio Capo Chichi, avait été déchu de sa nationalité française en 2024 et voyageait avec un passeport diplomatique nigérien.

John SHADUNA correspondant en Afrique du Sud 

L'Afrique en marche du 16 avril 2026 No 1159