L'audience décisive de Kémi Seba en Afrique du Sud est fixée pour ce mercredi 29 avril 2026. Après son arrestation le 13 avril pour "immigration illégale" alors qu'il tentait de rejoindre le Zimbabwe, le militant panafricaniste se trouve au cœur d'un imbroglio juridique majeur. Suite au renvoi à ce jour, quels sont les scénarios possibles?
L'un des clercs proches du dossier nous situe. Pour lui, Kémi Seba risque l'extradition, l'expulsion dans son pays de départ ou asile en Afrique du Sud.
Parlant de cette dernière option, l'expert pense que l'asile politique en Afrique du Sud serait l'une des trois possibilités.
Cette option a comme avantage selon notre interlocuteur de contrer l'extradition exigée par le Bénin, et ce en lien direct de la demande introduite par les avocats de Kémi Seba lors de l'audience du 20 avril dernier.
Bien que l'ONG, "Urgences Panafricanistes" de Kémi Seba, ait initialement apporté des nuances sur cette démarche, l'asile est présenté comme un rempart contre des poursuites jugées politiques du Bénin.
Ensuite, de notre expert, on apprend que la justice sud-africaine, pourrait décider de l'extradition vers le Bénin de Kémi Seba.
Ceci dans la droite ligne de la demande officielle formulée par le gouvernement béninois. Les autorités de Cotonou, ont émis un mandat d'arrêt international contre lui, l'accusant d'avoir soutenu une tentative de coup d'État en décembre 2025. Une délégation béninoise s'est même rendue à Pretoria pour peser sur la procédure.
Enfin, Kemi Seba pourrait être confronté à l'expulsion en direction de son pays de départ. En effet, l'audience de ce jour doit examiner une demande formelle de mise en liberté sous caution, puis l'expulser.
« La justice sud-africaine, a déjà pris le temps d'authentifier les documents de voyage présentés par l'activiste, notamment son passeport diplomatique nigérien. Dès lors, la justice sud-africaine va statuer sur son maintien en détention, son éventuelle expulsion vers son pays de départ ou l'extradition vers le Bénin. », dit notre source pour conclure.
John SHADUNA correspondant en Afrique du Sud
L'Afrique en marche du 29 avril 2026 No 1167

