Bien que les statistiques précises relatives uniquement aux femmes d'affaires africaines qui voyagent ou commerçent spécifiquement vers Dubaï et Shanghai soient rares dans les rapports macroéconomiques globaux, les données récentes de 2024 et 2025, mettent en lumière une dynamique croissante de l'entrepreneuriat féminin africain vers ces deux hubs mondiaux.
Dubaï est le nouvel épicentre du business africain. Dubaï s'est imposé comme une plaque tournante majeure pour les entrepreneurs africains, avec une présence féminine de plus en plus marquée.
AU CŒUR DU BUSINESS, DE DUBAÏ...
Ainsi, elles participent aux réseaux d'exportation. On peut citer des initiatives comme le "SheTrades MENA Hub" à Dubaï. Ce dernier soutient plus de 130 entreprises dirigées par des femmes pour exporter vers la région, notamment via le e-commerce.
Dans les Émirats Arabes Unis (EAU), 33 % des entreprises interrogées (incluant des entrepreneures de la diaspora et partenaires africaines) génèrent plus de 100 000 $ par an.
Et les secteurs clés où les femmes d'affaires se concentrent, sont principalement sur les services, la vente au détail, les cosmétiques (19 %) et l'alimentation (26 %).
En 2025, 98 % des femmes propriétaires d'entreprises aux EAU (incluant les actrices du commerce afro-arabe) prévoient une augmentation de leurs revenus au cours des cinq prochaines années.
... VERS LA RUÉE À SHANGHAÏ
En Chine, la métropole Shanghai démontre quelle est le moteur du partenariat sino-africain
La Chine reste le premier partenaire commercial de l'Afrique, et Shanghai est le point d'entrée privilégié pour de nombreuses entrepreneures africaines, souvent appelées "commerçantes translocales".
Parlant de volume commercial global en 2025, les échanges entre la Chine et l'Afrique ont atteint 348 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 17,7 % par rapport à 2024.
À Shanghai, en matière de rôle des entrepreneures, les femmes africaines en Chine sont considérées comme un moteur du partenariat sino-africain, agissant comme intermédiaires essentielles pour l'importation de produits finis (textiles, électronique) vers le continent.
À Shanghaï, il faut mettre également en exergue la dynamique de croissance. Entre janvier et mai 2025, le commerce bilatéral a déjà atteint 134,16 milliards de dollars, un record pour cette période de cinq mois.
Le contexte général de l'entrepreneuriat féminin africain en 2025, situe ces flux et Shanghai, à environ 26 % des entreprises africaines sont dirigées par des femmes en 2025.
Malgré leur dynamisme, les femmes entrepreneures en Afrique font face à un déficit de financement estimé à plus de 42 milliards de dollars.
Au-delà du déficit de financement, il y a l'impact social des femmes d'affaires africaines qui réinvestissent jusqu'à 90 % de leurs revenus dans leur communauté (éducation, santé), contre 40 % pour les hommes. Grâce à Dubaï et Shanghaï, les femmes africaines d'affaires ont deux portes importantes ouvertes.
Irma HOUESSOU
L'Afrique en marche du 18 février 2026 No 1119


