La Chronique internationale de Salifou DIAGNE

Assimi Goïta, sur la question des otages détenus par les groupes terroristes, principalement le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), à éviter de justesse, une crise diplomatique avec la Mauritanie suite aux accusations contre ce pays. Tout en assurant la désescalade avec la Mauritanie, Goïta va-t-il céder face à la question des cachettes d'otages ? 

Assimi Goïta, fait de la  stratégie militaire offensive contre les cachettes d'otages, une priorité. Bien qu'une tension soit née, mais vite désamorcée entre Bamako et Nouakchott, Assimi Goïta veut maintenir le cap par rapport à une ligne dure.

En effet, ces temps temps, la question est ponctuée par des libérations récentes issues d'évasions ou de négociations d'otages. 

Des opérations militaires et découvertes de cachettes en mars 2026, de la part de l'armée malienne, découleraient de l'intensification des opérations pour démanteler les sanctuaires terroristes.

On peut citer l'Opération "Dougoukoloko" avec des frappes dans la région de Kayes. Ce qui a permis de détruire deux bases terroristes et de libérer 12 otages.

En effet, les autorités maliennes, affirment que les terroristes utilisent des zones reculées et difficiles d'accès pour dissimuler leurs captifs. Les Fama utilisent désormais des drones et des frappes aériennes pour cibler ces cachettes partout sur le territoire. 

Malgré les succès tactiques de l'armée malienne, la menace reste élevée. C'est surtout dans le centre et le nord du pays où le JNIM continue d'utiliser les enlèvements comme arme de pression politique et économique. Rappelons que les enlèvements ciblent aussi bien des étrangers que des civils maliens accusés de collaborer avec l'État.

Dans le lot d'otages, outre les soldats, le personnel de l'administration et les expatriés, il y a également le calvaire des "otages oubliés", des centaines de citoyens anonymes dont le sort reste souvent incertain. 

Avec la question de la cachette d'otages, Assimi Goïta, maintient une ligne de souveraineté irréversible. En clair, le gouvernement malien s'oppose au refus du chantage.

Le discours officiel insiste sur la recherche et la destruction des groupes armés plutôt que sur les concessions. Et l'armée malienne, réaffirme toujours que les captifs ne sont pas seuls et que la mission régalienne de protection reste la priorité. 

MAURITANIE : L'HONNEUR EN JEU

La Mauritanie dont l'enceinte de son puissant territoire, ce pays sûr où l'ennemi terrorisme n'a point d'emprise, on ne peut en aucun cas banaliser les accusations venues de Bamako, faisant de la Mauritanie, une sorte de sanctuaire pour otages enlevés au Mali.

 NON ! Il n'est rien qui puisse nuire aux efforts de ce pays bouclier dans les combats terroristes.

Avec la désescalade venue de Bamako, la Mauritanie sort de l'épreuve où s'élèvent des chants joyeux.

PROJECTEURS SUR LES CACHETTES 

Même si le Mali a mis de l'eau dans son vin par rapport à la Mauritanie, avec Goïta, là où l’ombre dévore la lumière, le démantèlement des   cachettes d'otages doit rester sur une ligne de fermeté.

Goïta refuse de faire de l'otage soustrait au regard du monde, une occasion où avec l’encre invisible, il faut écrire des traités secrets en négociant avec les terroristes. 

Goïta refuse donc de cautionner que les cachettes défient l'État. Pour lui, la souveraineté ne doit être en lien avec la compromission.

Entre les murs de l’oubli, chaque seconde qui s’écoule ne doit défier la puissance de l'Etat.

Pour Goïta, chercher, trouver et détruire les cachettes, reste et demeure une affaire d'État, un levier de puissance contre le terrorisme.

Goïta, parviendra-t-il à garder le cap où à l'heure où nous faisons cet exercice ce matin, on apprend la libération d'une centaine de terroristes maliens pour une fin prochaine de l'embargo contre le carburant ? 

L'Afrique en marche du 23 mars 2026 No 1142