L'affaire "Jeffrey Epstein" qui fait la Une de l'actualité aux USA aurait des ramifications en Afrique. Même si comparaison n'est pas raison, ce dossier survient après le scandale "Balthazar".Que doit faire l'Afrique pour éviter le comble des dérives sexuelles?
Que faire pour empêcher que les Africains qui dirigent les esprits, n'aient plus la licence pour l'excès, et d'aller posséder les corps ailleurs lors des voyages officiels?
Avec le dossier "Jeffrey Epstein", les déclassifications massives récentes de documents par le ministère américain de la Justice, permettent de constater que plusieurs personnalités et dirigeants politiques africains auraient été mentionnés dans les dossiers de Jeffrey Epstein.
En matière de justice, sans procès, les spécialistes de justice ne parleront que de soupçons. Même si, des documents publiés début février 2026, révèlent des interactions avec plusieurs figures de haut rang du continent comme en Afrique du Sud, Kenya, Éthiopie, Érythrée, Somalie, Tanzanie...il ne suffit pas de participer à un dîner à Londres, en présence d'un mannequin pour qu'on élargisse les insinuations. Il ne peut en être autrement.
DÉNONCER UN FLÉAU...
Cependant, les courriels échangés relatifs aux activités criminelles de Epstein sont dérangeants pour l'élite africaine.
Si en Europe (Angleterre et France), des personnalités ont démissionné pour décharger leur tas moral, en Afrique, rien ne bouge et rien ne bougera. Ici, sur le continent, on se connait.
Cependant, avec le peu que l'on sait désormais depuis les USA, on n'a pas besoin d'un plaidoyer pour dénoncer l'impunité et l'érosion morale au sommet du pouvoir en Afrique.
Le continent noir ne doit accepter le crépuscule d'une cité de prédation. En effet, pendant que les peuples s'épuisent à respecter les lois, une frange de l'élite semble avoir érigé le vice en privilège de rang. Elle voyage loin pour aller assouvir ses dérives y compris avec des mineures.
En Afrique, de plus en plus, ce n'est plus seulement une crise de la représentativité, c'est un naufrage moral.
Ici, en Afrique, de plus en plus, derrière le velours des cabinets ministériels et le luxe des hautes sphères financières, la sexualité, détournée de sa noblesse, est devenue une monnaie d'échange, un outil de domination, voire un terrain de chasse.
L’entre-soi du silence de l’affaire "Epstein" ou les dérives systémiques du dossier "Balthazar" révélées sans oublier les sensations fortes du mouvement #MeToo ne sont pas des accidents isolés. L'Afrique doit éviter d'être le réceptacle des symptômes d'une culture partagée du savoir sexuel.
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Dans cet univers de proximité avec le pouvoir, le « si j’avais su » n’est plus une excuse, c’est l’aveu d’une dissociation morale volontaire. On protège l'allié, on achète le silence, et l’on sacrifie l’éthique sur l'autel de la réputation. La prédation sexuelle comme extension du pouvoir ne doit devenir une évidence. Pour cela, l'Afrique doit combattre l'ascension sociale sexuelle qui tend à s'accompagner d'un sentiment d'invulnérabilité. Une partie de l'élite africaine à la solde des dérives sexuelles de l'occident, croit que sa position la place au-dessus des lois et de la commune décence.
La prédation sexuelle devient alors l'ultime étape d'un narcissisme décomplexé. On veut posséder les corps après avoir dirigé les esprits. Cette corruption des mœurs est la forme la plus insidieuse de la corruption politique, car elle brise non pas des comptes publics, mais aussi des vies humaines.
... DÉSORMAIS L'AFFAIRE DE TOUS
La société civile ne doit seulement pas demander des réformes économiques, elle doit également exiger une vertu collective.
En Afrique, l'élite doit comprendre que le pouvoir n'est pas une licence pour l'excès, mais un sacerdoce de l'exemplarité.
Tant que l'impunité restera le bouclier des puissants, le contrat social restera lettre morte.
En Afrique, il est temps que le droit de cité l'emporte sur les dérives sexuelles et le droit de cuissage moderne.
Prendre les deniers publics pour prendre rendez-vous avec luxure n'est plus tolérable. Pour que la démocratie respire, ceux qui confondent diriger et dérives sexuelles ne doivent-ils pas changer leur fusil d'épaule ?
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l'Afrique en marche du 12 février 2026 No 1115


