L'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon près le Bénin, Uezono Hideki, a organisé une visite de terrain le vendredi 19 décembre 2025. Trois étapes étaient au programme. Le premier arrêt a eu lieu au Ceg Okoun-Sèmè. Ce fut l’Injeps, le site d’Adjarra, d'accueillir le diplomate japonais et enfin le chantier de l'échangeur de Vêdoko. Tous ces arrêts d'importance s'inscrivent dans le cadre des travaux réalisés pour le compte de la coopération entre ce pays asiatique et le Bénin.
« C’est le signe de l’engagement constant en faveur du développement humain durable de la part de mon pays au profit du Bénin.» a déclaré Uezono Hideki, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon près la République du Bénin, le 19 décembre 2025, au terme de la visite de trois sites dans le cadre de la coopération bénino-japonaise.
Le premier site visité par le diplomate japonais concerne la construction et l’équipement de quatre salles de classes au Collège d’enseignement général (CEG) Okoun-Sèmè dont l’inauguration a eu lieu le 2 septembre 2020.
Cette infrastructure, d’un coût total d’environ 42 millions de F.CFA, a permis d’améliorer significativement les conditions d’apprentissage des élèves ainsi que celles de travail des enseignants.
...À L'INJEPS À ADJARRA

L'ambassadeur japonais près le Bénin, Uezono Hideki dans une photo de famille à l'Injeps à Adjarra
Le deuxième site visité est l’Institut national de la jeunesse, de l’éducation physique et du sport (Injeps), qui a bénéficié d'un gymnase de judo de la part du Japon, gymnase construit dans les nouveaux locaux à Adjarra dans le département de l’Ouémé.
Ce gymnase de judo permet aux étudiants et enseignants, de disposer d’une infrastructure technique capable de les accueillir et d'améliorer leurs performances.
PROPOS DES BÉNÉFICIAIRES...

Le directeur du Ceg Okoun-Sèmè avec L'ambassadeur japonais près le Bénin, Uezono Hideki.
Dans les propos des bénéficiaires pour la postérité, il y ceux de Arnauld Gbaguidi, directeur adjoint de l’Injeps, créé en 1974 sur l’ancien site de Porto-Novo.
Selon lui, l’institut dispose aujourd’hui d'un nouveau site à Adjarra plus adapté d’une superficie de 20 hectares. Il est en train d’être occupé progressivement. A partir de l’année prochaine, ce site va accueillir l’entièreté des étudiants de l’institut.
« C’est le lieu de remercier cette coopération entre le Japon et le Bénin, qui a permis à l’institut de bénéficier de ce gymnase. Nous faisons également un pied d’appel pour l’érection de nouvelles infrastructures...», fait-il savoir.
Il poursuit et conclut : « Nous avons plus de 2000 apprenants. L’Injeps n’étant pas une faculté, il s’agit donc d’un apprentissage personnalisé face à la massification des étudiants. Il va falloir doter le site d’infrastructures répondant à ces exigences ».
Stève Falola, enseignant de judo à l’Injeps quant à lui a déclaré : « Ce dojo, fruit de la coopération bénino-japonaise, permet de dérouler les cours normaux pour tous les étudiants, mais également pour ceux qui ont choisi d’évoluer dans les cours de spécialité comme le judo...», explique l'enseignant/spécialiste.
Celui-ci réitère encore et conclut : « Ce gymnase a permis d’améliorer la pratique au niveau des étudiants. Les difficultés se situent au niveau de l’effectif qui est sans cesse croissant et qui a besoin d’infrastructures d’accompagnement.».
...ÉCHANGEUR CARREFOUR VÊDOKO

Maître Falola, enseignant de judo à l'Injeps remercie l'ambassadeur Uezono Hideki et dit l'importance du gymnase construit par le Japon.
Le dernier site est celui relatif à la construction de l’échangeur du carrefour Vêdoko dans la ville de Cotonou. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’aide financière non-remboursable du Japon pour un coût total de 4, 71 milliards de Yen soit 15 milliards 28 millions de F.CFA.
Cette infrastructure aura à terme, à faciliter la circulation des biens et des personnes. Mieux, il va contribuer à l’amélioration de l’intégration régionale en Afrique de l’ouest. En outre, ce projet financé par le Japon va contribuer à stimuler le commerce, tout en réduisant le temps et les coûts de transport.
Les travaux de ce projet seront réalisés par des entreprises japonaises en collaboration avec celles béninoises. Sa durée est de deux ans pour la première phase des travaux.
Gathum GBAGUIDI
lafriqueenmarche du 22 décembre 2025 No 1073


