Le Burkina a officialisé la rupture de ses relations diplomatiques avec la France par le biais d'un communiqué lu à la télévision nationale burkinabè (RTB).
Le régime de Ibrahim Traoré justifie cette décision historique par ce qu'il qualifie d':« Activisme incessant et d'ambitions néocoloniales de Paris agissant contre les intérêts et la souveraineté du pays.».
Cette décision cible uniquement le cadre diplomatique formel entre les deux États.
Le gouvernement burkinabè précise qu'elle ne remet pas en cause les liens humains, culturels et sociaux entre les deux peuples.
DES NUAGES DANS LE CIEL DEPUIS...
Ouagadougou reproche à Paris de soutenir des « réseaux subversifs » ainsi que des groupes armés terroristes déstabilisant le Sahel.
Cette annonce marque le point final d'une dégradation continue entamée lors du coup d'État de septembre 2022.
Le divorce diplomatique s'est construit par étapes successives à la suite de l'arrivée au pouvoir de Ibrahim Traoré.
C'est ainsi qu'en janvier 2023, il y a le retrait exigé des 400 soldats des forces spéciales françaises basées à Ouagadougou (fin de l'opération Sabre).
Courant 2023, le Burkina décide d'expulser l'ambassadeur de France Luc Hallade.
Dans la foulée, le gouvernement Burkinabè suspend des médias français (RFI et France 24), sans oublier l'arrestation d'agents français accusés d'espionnage.
Avec cette rupture diplomatique définitive et unilatérale avec Paris, cette décision s'inscrit dans la stratégie de souveraineté affirmée par l'AES.
Cette dernière privilégie désormais de nouveaux partenariats stratégiques et militaires, notamment avec la Russie.
Jean-Pierre SAMOU correspondant au Burkina
lafriqueenmarche du 26 juin 2026 No 1212

