L'Editorial de Murielle MENSAH 


Nombreux sont les compatriotes qui souhaiteraient au regard du Code électoral, la tenue d'une Conférence nationale avant les élections générales. Leur "exigence" a-t-elle des chances d'aboutir? 

Ils sont communistes, souverainistes, panafricanistes, patriotes à réclamer la tenue d'une Conférence nationale avant les prochaines élections. Alors que le Bénin fait un grand pas vers lesdits scrutins, les tenants de cette perspective peuvent-ils faire prospérer leur projet? 

Ces derniers temps, alors qu'on pensait que cet ensemble n'est plus actif, il semble retrouver une nouvelle jeunesse. En effet, suite à la désignation de Romuald Wadagni comme candidat de la mouvance présidentielle, et en attendant celle du parti "Les Démocrates",  les porte-drapeaux pour la tenue d'une Conférence nationale ont repris du service.


MOBILISATION DE L'OPINION...

Partout, ils réclament la libération des détenus politiques. Ils exigent le retour des exilés politiques et la tenue d'une Conférence patriotique nationale pour une élection inclusive, pacifique, transparente et libre. Auront-ils gain de cause quant à la tenue de cette Conférence ?

À l'étape actuelle, avec le démarrage de la mise en route du processus électoral, la perspective de ces assises est très improbable ou quasiment nulle.

En effet, pour le régime de la "Rupture", dans les champs du système partisan, une conférence avant les élections remet en cause, la modernité des réformes d’un point de vue politique. Patrice Talon très focalisé sur ses grands projets de fin de mandat, n'acceptera pas un autre parcours qui  n'apportera rien au Bénin à un moment déterminant de son histoire.

Pour le régime du "Bénin révélé", à cette étape de la désignation des duos, plus rien n'est à dévoiler ni à réécrire en matière d'histoire à part la tenue des élections générales en 2026.

Mieux, le gouvernement de la "Rupture" n'organisera donc pas cette conférence tant  espérée par ses promoteurs si elle donne l'air d'une "contrainte" comme celle de 1990

Dans la matérialité de l'œuvre à accomplir au nom du Bénin, l'organisation des élections est plus impérieuse que les assises avec des forces et tendances contradictoires.


... MAIS PROJET VAIN

La "Rupture" tient à ses méthodologies vigilantes sur le plan politique que de recourir aux aspects de l'histoire.

En dépit de la rigueur et de la capacité d’analyse qui découle du profil de tous les promoteurs engagés d'une Conférence, sa tenue est quasiment nulle.

Ceux qui se disent opposés au système politique actuel avec ses lois jugées restrictives pour le pluralisme démocratique et qui plaident pour des élections inclusives et transparentes n'ont aucune chance de voir ce projet aboutir.


lafriqueenmarche du 9 septembre 2025 No 999