Il a été difficile de prendre langue avec les patrons de la Police ivoirienne. Aucun d'eux ne veut visiblement aborder ce dossier sensible de Sossoukpè. Après les nombreux rendez-vous jamais honorés, l'un des responsables de la Police ivoirienne, a ccepté notre rendez-vous sans rien dire de concret.
« Ses publications relatives à l'existence des bases militaires françaises dans votre pays, ses publications relatives au nombre de militaires morts lors des attaques terroristes dans votre pays Etc fonde le mandat que la Police a exécuté », dit ce patron de la Police.
Aussitôt ce décor planté qu'il réajuste son béret sur la tête et poursuit : « C'est l'essentiel...».
À notre question : « Pourquoi avoir choisi d'exécuter ce mandat d'arrêt dans un hôtel et non à l'aéroport à l'heure du retour de Hugues pour le Togo?».
« Votre confrère est très intelligent. Il est jeune, mais stratège et averti. Mieux, il dispose d'un carnet d'adresses bien fourni. Donc...».
« C'est pour cette raison que vous avez opté pour une intervention à l'hôtel et non à l'aéroport à son retour ? », ai-je voulu comprendre.
« No Coment..», dit l'officier qui farfouille durant quelques secondes son portable. Il dépose finalement ce dernier, se décoiffe en enlevant son béret puis sa paire de lunettes et dit : « Contentez-vous de ça. C'est l'essentiel...».
Avec son regard subitement fermé, notre interlocuteur tenait à nous dire que l'entretien est terminé. Plus de questions.
J. A. N'GUESSAN
lafriqueenmarche du 20 juillet 2025 No 956

