La Chronique internationale de Salifou DIAGNE
Le président américain, Donald Trump, vient de renouveler l'Agoa, un sésame dont l'importance n'est plus à négliger pour le continent africain. Peut-on parler des douceurs infinies pour les 32 pays africains bénéficiaires de cet accord ?
L'Agoa que savoure ici-bas en Afrique était en route pour les archives. Beaucoup de pays africains, ont croisé les doigts. Et hier soir, Donald Trump a enfin fait part du cœur de racheté aux Africains.
La bonne nouvelle est donc venue de la Maison blanche hier nuit et a fait sensations dans de nombreuses capitales africaines, même si le renouvellement n'a qu'une durée d'un an seulement. Lorsqu’auprès de la croix, les âmes africaines sont unies pour l'Agoa, c'est pour l'exemption des droits de douanes pour certains produits du continent. On comprend l'importance des ovations nourries.
Et comme avec Donald Trump, plus rien n'est gratuit, il n'est de saints transports et de pures clartés de s'acclimater à ses désirs et volontés. Dès lors, on ne doit pas être surpris d'un accord assorti de clauses additionnelles ou contractuelles.
SOLUTION D'URGENCE ?
Alors que les Africains voulaient un accord de longue durée, Donald Trump sert l'Agoa comme un fast-food : un an seulement, mais avec des exigences transactionnelles.
Oui, les 32 pays africains bénéficiaires de l'Agoa version Trump, sont donc contraints de faire avec l’amour commercial et avec la bienfaisante lumière de Trump. L'Agoa, rayon venu du ciel de Trump, sauveur tutélaire, fera luire sur les pas africains, leur quête pour un radieux développement.
Maintenant, il revient aux Africains de s'accommoder à la ruée des produits américains. Avec Trump, il n'y a plus de gratuit. C'est du donnant-donnant, sans des vains bruits du monde, et de ses faux attraits.
L'Agoa a retrouvé des amis africains, dont l’âme est enrichie pour un an seulement de biens éternels, qui seuls assurent le développement. Avec l'Agoa version Trump, que les Africains bénéficiaires serrent donc leurs nœuds bénis, au-delà des liens qui les rassemblent. « À défaut de ce qu'on veut, on se contente de ce qu'on a .», dit la maxime.
L'Afrique en marche du 4 février 2026 No 1109

