De nombreux militaires dont deux généraux seraient aux arrêts actuellement à Bamako. Que leur reproche-t-on? Jusqu'à présent, le régime Goïta n'a pas pipé mot suite à cette vague d'arrestations.
«Tentative de déstabilisation des institutions », tel est le principal grief officieusement brandi par les proches du régime.
En attendant, une communication officielle du gouvernement et du procureur de la République, les sources crédibles, mais non officielles avancent que: « Plusieurs dizaines de soldats et des officiers dont deux généraux seraient soupçonnés d'avoir comploté pour renverser le pouvoir de Bamako...».
Les mêmes sources ne donnent pas de précision sur l'identité des personnes arrêtées, mais disent que : « Les forces de l'ordre ont procédé a des arrestations nécessaires».
DANS LES ALBUMS OFFICIEUX...
Cependant, ces sources précisent que : « Leur interpellation aurait débuté samedi et aurait été poursuivie pendant la nuit du dimanche au lundi. D'autres arrestations sont attendues selon des sources sécuritaires.».
Parmi les personnes arrêtées, figurerait le général Abass Dembélé. Celui-ci est un ancien gouverneur de la région centrale de Mopti et officier militaire respecté. Il a été récemment démis de ses fonctions.
Aussi, cite-t-on l'une des rares femmes soldats occupant un poste élevé dans l'armée malienne. Il s'agit de Madame le général de brigade, Néma Sagara.
Que cache concrètement ce soupçon d'accusation : « Tentative de déstabilisation »?
Nos interlocuteurs parlent de divergences sur les plans militaire et politique entre les barons du régime Goïta et certains responsables hiérarchiques de l'armée.
Sur le plan politique, la Transition qui ne finit pas en dépit du référendum n'est pas du goût de tout le monde.
Parlant des différands militaires, les têtes de pont du régime et certains officiers supérieurs ne partageraient plus la même vision au sujet du corps expéditionnaire russe.
Avant, ce sont les mercenaires de "Wagner" qui avait pion sur rue. Aujourd'hui, on retrouve les agents de "Africa Corps" qui sont vachement payés. Au même moment, les soldats locaux doivent tirer le diable par la queue.
Ces deux éléments d'appréciation pourraient-ils donc expliquer cela?
Ibrahim DIALLO
lafriqueenmarche du 12 août 2025 No 974

