Par Saroukath SALIM depuis les USA

La Côte d'Ivoire s'est imposée 1-0 face à l'Équateur lors de la première journée du Groupe E de la Coupe du Monde de la Fifa 2026. Les Ivoiriens avec la ferveur comme venue du Lagune Ebrié n'ont-ils pas déjoué les pronostics des Sud-américains avec leur chaleur venue des Andes? 

Le tournant du match après une rencontre particulièrement intense et équilibrée au Stade de Philadelphie, a eu lieu dans les ultimes minutes de la partie.

L'attaquant de Manchester United, Amad Diallo, entré en cours de jeu, a inscrit le but libérateur, l'unique but de la rencontre à la 89 ème minute. 

Le virevoltant attaquant de Mand Un, a idéalement repris un centre en retrait de Wilfried Singo après une superbe chevauchée sur le flanc droit.

DUEL DE HAUTE INTENSITÉ 

Si le dénouement a souri aux Éléphants, le match aurait pu basculer d'un côté comme de l'autre. 

Les montants ont tremblé par trois fois. L'Équateur a touché deux fois la barre transversale en première période par John Yeboah et Alan Minda. 

En seconde période, c'est l'Ivoirien Elye Wahi qui a vu sa reprise heurter les montants.

Grâce aux arrêts déterminants de Yahia Fofana, la Côte d'Ivoire signe un clean-sheet précieux et brise sa malédiction historique contre les Nations sud-américaines au Mondial.

Avec ce succès capital, les hommes de Emerse Faé se placent idéalement dans la course aux huitièmes de finale

ORGANISATION TACTIQUE 

Au terme de ce match, la Côte d'Ivoire s’est parée d’une lumière, celle des miracles rationnels et des logiques bousculées. 

Face à l'Équateur, la Côte d'Ivoire n'a pas seulement gagné un match de football ; elle a redéfini un savoir-faire.

On nous avait pourtant prévenus. L'Équateur c'est la rigueur des Andes. Elle devait glacer la ferveur venue de la lagune Ebrié.

L'organisation tactique adverse, froide comme un théorème, était censée emprisonner le génie des "Éléphants" dans une cage de certitudes. 

C'était compter sans cette subtile insolence qui transforme le rectangle vert en un théâtre d'ombres et de lumière. Quelle délicieuse ironie de voir la géographie s'effondrer. Les sommets équatoriens ont manqué d'oxygène face au souffle chaud du continent souverain.

Chaque passe ivoirienne vibrait comme une poésie muette, un vers libre écrit avec les pieds, se jouant des systèmes et des data. 

Les sceptiques analyseront les statistiques.Ils y verront des pourcentages et des kilomètres parcourus. 

Les "Éléphants" ont avancé avec l'apparente sagesse africaine : « Il faut avoir de l'oxygène pour savoir monter sur les hauteurs.».

L'Afrique en marche du 15 juin 2026 No 1203