Par Sylvestre Wa DONDO 

Et si les équipes africaines passaient de la transition d'une mentalité de participation à celle de favori?

Nos "Éléphants" ont la force. Nos "Lions" ont le courage. Nos "Léopards" ont la grinta et les "Bafana Bafana" possèdent la magie du jeu. 

Cependant, Sénégal, Côte d'Ivoire, RDC ont été éliminés dans les derniers instants.

Pourtant, ces quatre Nations regorgent de stars mondiales. Comment expliquer leur défaite dans les dernières minutes ? Urge-t-il de les aider à gérer le leadership, harmoniser les ego et transformer la pression? 

En effet, il faut aux équipes africaines la culture de la gagne et la transformation de la pression populaire nationale en énergie positive.

Quand le Sénégal qui mène 2-0 perd finalement le match par 2-3, le travail doit cibler la confiance en soi face aux joueurs des grands championnats européens et la régularité à haute intensité.

Le cas du Sénégal est incompréhensible. Alors qu'on attendait le retentissement du sifflet, les derniers instants ont été cruels et implacables. 

Comme un couperet tombé dans le temps additionnel, l'Afrique du Sud, la Côte d'Ivoire, la République Démocratique du Congo et le Sénégal, ont vu leurs destins s'assombrir à l'instant précis où les chronomètres s'affolent. 

Cette fatalité des dernières secondes, ce spectre invisible qui transforme le triomphe en mirage, vient une fois de plus de frapper les cœurs africains.

Le silence qui suit la tempête n'est pas normal. Le vide de la défaite et la malédiction de la dernière minute ne doivent pas être une fatalité gravée dans le marbre de l'histoire. 

Cette série de défaites des équipes africaines est simplement le dernier miroir de notre propre déconcentration, un ultime test d'endurance psychologique que le football impose aux grands d'Afrique. 

Les "Éléphants" ont la force, les "Lions" ont le courage, les "Léopards" ont la grinta et les "Bafana Bafana" possèdent la magie du jeu. 

Ce qu'il nous manque, ce n'est pas le talent, c’est le cadenas. C’est cette armure mentale qui transforme les arrêts de jeu en une forteresse imprenable.

Le football africain ne doit pas mourir à la 90 ème minute, mais apprendre à naître de nouveau. 

Que cette douleur collective devienne le ciment d'une vigilance absolue. Dès demain, nous ne jouerons plus pour tenir le score, nous jouerons pour dicter le temps. 

La fin du match ne sera plus notre bourreau, elle deviendra notre territoire.

Il urge que le rugissement revienne plus fort, plus lucide, et le chronomètre finira par plier face à notre résilience.

L'Afrique en marche du 2 juillet 2026 No 1217