Le gouvernement nigérian a officiellement confirmé le mardi 20 octobre 2026 la détection du premier cas de maladie à virus Ebola sur son territoire, plus précisément à Abuja, la capitale. Dans la sous-région ouest-africaine, on retient son souffle.
Cette découverte donne des sueurs froides aux habitants des pays limitrophes du Nigeria avec quatre frontières terrestres et plus de 4000 km.
L'arrivée du virus dans le pays le plus peuplé du continent (240 millions d'habitants) accentue les craintes de propagation transfrontalière en Afrique de l'Ouest.
Les agences comme Africa CDC appellent à une mobilisation internationale immédiate pour renforcer la surveillance aux frontières et déployer des outils de diagnostic.
À TITRE DE RAPPEL
La patiente infectée est une femme récemment arrivée par un vol international en provenance d'Ouganda.
Elle a été prise en charge dans un hôpital privé d'Abuja, et les autorités sanitaires ont déjà identifié et placé sous surveillance 44 contacts étroits.
Face à cette situation, l'évaluation du risque et la riposte s'organisent avec
une alerte maximale au Nigeria. Le ministre de la Santé, Muhammad Ali, a appelé l'ensemble des établissements de santé publics et privés à la vigilance absolue.
Le pays s'appuie sur son groupe de travail dédié, créé préventivement en juin, ainsi que sur son expérience réussie de l'endiguement de l'épidémie en 2014.
Cette découverte s'inscrit dans une flambée plus large en Afrique centrale et de l'Est, menée par la souche rare de Bundibugyo.
La République démocratique du Congo (RDC) subit sa pire épidémie avec plus de 9 000 cas et 4 300 morts, tandis que le Kenya vient de déclarer son 9e cas.
L'Afrique en marche du 21 octobre 2026 No 1276


