L'Editorial de Titus FOLLY
Du congrès du parti "Les Démocrates" en octobre 2023 à Parakou au Conseil national dudit parti le 13 octobre dernier à Calavi, la faiblesse des stratégies a fragilisé un parti qu'on croyait très solide. Au-delà du parti "Les Démocrates", peut-on redouter les lézardes pour tout le Bénin Analyse dans l'exercice de L'Editorial du jour.
Du bloc cohérent du Congrès de Parakou, on a droit désormais à une logique de micro-intérêts avec des offres ciblées ou cooptations.
On préfère surfer sur la division à la "divide impera" qui règne au parti "Les Démocrates" que de surgeler l'instrumentalisation d'un député.
En parlant de division à la "divide impera", tout en étant loin de la Rome antique, c'est tout comme. Cependant, au regard de ce que l'on observe ces derniers jours au parti "Les Démocrates", tout le Bénin en prend pour son grade démocratique.
Si notre pays a épaté l'échiquier africain et international par le respect une nouvelle fois, des deux mandats constitutionnellement établis, ce qui se passe ces derniers temps, démontre à suffisance qu'on est loin du compte.
UN BÉNIN PEU GLORIFIÉ...
En effet, la désignation du duo LD a permis à la communauté internationale de constater que notre démocratie traîne encore des gains ponctuels. Ces derniers affaiblissent la capacité à construire une démocratie stable et débarrassée de méthodes perverses et rétrogrades.
Au-delà de la présumée instrumentalisation, notre démocratie a encore des déchets moraux. Comment doit-on désigner le duo d'un parti? L'esprit du parrainage et la loyauté d'un parrain sont-ils correctement dans le registre du droit?
On n'a pas besoin de politologues ou de philosophes pour apprécier notre regain ou pas de démocratie ces derniers temps. Et voici tout le Bénin qui se lamente sur l'inverse de la finalité du droit.
Au finish, de la faute du parti "Les Démocrates", et des présumés spécialistes en instrumentalisation, le coup est rude pour tout le Bénin.
Aussi bien pour l'éthique de la politique, pour la détérioration démocratique (avec ses coûts invisibles et risques systémiques).
Si la présidentielle se déroule en 2026 sans ce parti, tout ce qui va se passer, aura un coût profond pour l’érosion de nos normes démocratiques.
... ATTENTION À UN TERRAIN GLISSANT
La logique de faire échouer, engendre perte de confiance et pluralisme biaisé.
La logique du "faire échouer", peut conduire à une démocratie formelle vidée de sa substance.
Si au Bénin, la démocratie se répand comme un mode d’action normalisé, alors nos penseurs constitutionnels doivent davantage encadrer les principes du parrainage qui dépassent la simple formule de victoire ou de défaite.
N'apprenons pas à la génération future que la meilleure stratégie en politique est de faire échouer l'adversaire avant le vote.
Doit-on donner raison à ceux qui disent depuis quelques jours : « Un 3 ème mandat vaut mieux que les subterfuges législatifs du parrainage qui consacrent la défaite avant le scrutin ?».
lafriqueenmarche du 19 octobre 2025 No 1028


