L'Editorial de Titus FOLLY 


La liste du parti "Les Démocrates" pour les municipales et communales a été disqualifiée ce 10 novembre par la Cena. Cela fait suite à la mise à l'écart du duo présidentiel pour la même formation politique pour 2026. Entre incompétence et incapacité de cette formation politique à être en règle, faudrait-il éluder le regard inquisiteur de certains, regard relatif à la disponibilité à éliminer "systématiquement" cette force de l'opposition ? Analyse dans l'exercice de L'Editorial du jour.

Le parti "Les Démocrates", n'aura pas de bannière d'héritiers politiques par rapport à la prochaine gouvernance locale (2026-2031). La décision de la Cena ce 10 novembre est sans ambages. Seul un recours au juge du contentieux (ici la Cour suprême), pourrait inverser la tendance.

En effet, quand on n'arrive pas à déposer un dossier en règle pour une compétition électorale, les deux mots comme les cerfs-volants qui apparaissent dans le ciel  sont : "incompétence et  "incapacité". Tout a été d'ailleurs dit de part et d'autre; et il serait assurément hors de propos de songer ici à contester ce débat. Comment ceux qui sont en règle, procèdent-ils? 


ENTRE RIGUEUR DES PRINCIPES...

"Incompétence" et "incapacité", ces deux mots sont comme deux classes de créanciers.  Et dans ce cas, avec cette idée que les proches d'un défunt doivent s'attribuer un  produit avec une dotation déguisée.

Après la disqualification du duo LD, nous voici sans la validité de la liste dudit parti pour les communales et municipales.

La seconde disqualification, a-t-elle la forme d'un contrat onéreux, vu l'écroulement de l'échafaudage dudit parti.

La solution qui prévaut en jurisprudence est connue. Cependant, on connaît aussi le devoir de la doctrine, devoir relatif à la rigueur de la loi par le truchement des textes et des principes. Si tout est clair, comment expliquer l'impuissance de ce parti à être en règle ?

Avant la consécration au terme d'un processus électoral, il faut un examen rigoureux du dossier de compétition. Ce qui conduit par voie de conséquence à un parcours non déguisé pour lequel il faut montrer et démontrer  tout le professionnalisme qu'exige un tel processus. 

Doit-on se mettre aux antipodes de ceux qui pensent que la récente cacophonie des ambitions lors de la mise en route du duo présidentiel pourrait  justifier l'invalidation ?

Si telle n'est point la pensée qui guide, aussi bien en droit qu'en politique, une question en engendre une autre.


...ET ÉCHELLE D'ÉLIMINATION ?

Vous avez dit "acharnement" ? La politique comme une héritière, se donne le droit d'être sans pitié. Avec la jurisprudence des disqualifications qui règne aujourd'hui, faut-il donner la quotité de biens à la politique? Ceux qui le disent n'ont jamais pu mettre en exergue les preuves.

Cependant, comme eux, on constate que les processus électoraux au Bénin depuis l'avènement du régime de la "Rupture", suscitent à juste titre la mise à l'écart de certains. 

Si on ovationne la réforme du système partisan, malheureusement, on constate qu'il exclut régulièrement le parti "Les Démocrates".

Le système partisan, qui a pourtant curé le paysage des écuries fantomatiques et anecdotiques, agit-il "intentionnellement" avec un titre politique onéreux pour la  disqualification? 

Il suffit de jeter un coup d'oeil sur les recueils politiques électoraux pour constater que les faits répétitifs et  constitutifs du reste, commencent par déborder dans la marge.

Le Bénin mérite une démocratie authentique et une gouvernance inclusive au nom du seul peuple souverain. 

Une démocratie qui exclut l'opposition du terrain électoral, peut-elle être pleinement représentative ? 


lafriqueenmarche du 11 novembre 2025 No 1043 


« La vie est belle. Et chaque jour est une vie. Prenons-la du bon côté et demain, il fera beau sur la grande route.».