Lisez désormais tous les jeudis " Espace Qatar-Afrique" par Mustapha MUTARI correspondant au Qatar 

L'Afrique fait face à un déficit annuel de financement de ses infrastructures estimé à plus de 100 milliards de dollars. Le Qatar dispose d'un écosystème financier islamique mature et de capitaux massifs en quête de diversification à long terme. L'Afrique peut-elle en profiter à travers la finance islamique donc par le biais du modèle des sukuks?

Le potentiel de la finance islamique qatarie (les sukuks qataris) comme levier de financement des infrastructures publiques en Afrique n'est plus à démontrer.  Ce potentiel révèle une opportunité hautement stratégique mais encore largement sous-exploitée. 

Selon les dynamiques de marché, les opportunités de co-développement et les barrières opérationnelles, il faut noter l'adéquation offre-demande par le modèle des sukuks (obligations islamiques).

Ce modèle des sukuks est intrinsèquement adossé à des actifs tangibles (Asset-Backed ou Asset-Based). Ce qui le rend structurellement parfait pour le financement d'infrastructures.

DEMANDE CÔTÉ AFRICAIN ET DU CÔTÉ QATAR

Côté africain, la demande est là. Les projets de partenariats public-privé (PPP) dans les transports (ports, corridors ferroviaires), l'énergie (centrales solaires, hydroélectricité) et les télécoms génèrent des flux de trésorerie prévisibles. 

Ces actifs réels se prêtent idéalement aux structures de sukuks de type Ijarah (titrisation de contrats de location) ou Istisna'a (financement de biens en cours de construction).

Du côté qatari, il y a l'offre. Le Qatar (via la Qatar International Islamic Bank, la Qatar Islamic Bank et le Qatar Financial Centre) cherche à positionner Doha comme un hub mondial de la finance islamique face à Dubaï et Kuala Lumpur. 

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L'Afrique en marche du 8 octobre 2026 No 1268