L'Editorial de Titus FOLLY
Après le 1er novembre 2019, ce 14 novembre 2025, pourrait rentrer dans les annales au regard des enjeux du jour. Les députés vont réviser la Constitution aux confluents du Sénat. L'issue du vote, sera-t-elle couronnée par une victoire des révisionnistes? Analyse dans l'exercice de L'Editorial du jour.
La révision est comme un mammifère qui fait toujours des affiches politiques. Ce sera encore le cas ce jour.
En effet, la révision de la Loi fondamentale n'est pas de la science-fiction. Elle répond à des segments constitutionnels. Si elles sont remplies, cette journée va consacrer la victoire des révisionnistes. Dans le cas contraire, cette initiative sera vaine.
Parlant de dispositions, c'est avant tout l'impératif de calculatrices. Certains croient que la profondeur de l'avenir du régime présidentiel béninois qui est en jeu va gagner.
Et les tenants de cette thèse décryptent sous toutes les coutures, les récentes plaques tectoniques au Parlement dans le sillage de la cacophonie des ambitions du parti "Les Démocrates" dont le duo présidentiel a été disqualifié.
...RÉVISION AU-DELÀ DE L'AFFICHE
Au regard de ces contingences, se fondant sur les difficultés de parcours du parti de Boni Yayi, la stratégie politique sera-t-elle au service de la révision de la Constitution ?
Cette révision génère des questions en situation extrême par rapport aux grands enjeux.
Or, par essence, dans l'unique milieu de vie de la Constitution, la révision est à la fois politique et conflictuelle. C'est donc un tout. Il va de la convoitise de ressources politiques disputées, à la couverture de dividendes de gagnant en majuscule.
Dans ce contexte, et vint Philippe Noudjènoumè. Ces dernières heures, à la veille de cette échéance fatidique, à la lumière de sa pratique avérée en tant que professeur du droit constitutionnel, a dit ses motifs et motivations.
La voix qui nous manque dans ce contexte de révision, c'est celle de Joel Aïvo. Son cri d'alarme, ses avertissements et ses dénonciations, allaient sonner la prémonition.
Malheureusement, ce mandarin du droit constitutionnel, avec sa droiture, sa fidélité aux principes du droit constitutionnel, allait prévenir le peuple.
Il aurait trouvé les mots pour nous dire les aspérités de l’orage, l'amplitude diurne et celle nocturne durant la tempête....
Loin du professeur Aïvo, les Béninois ballottés entre rôles de façade ou d'étendard, suivront cette actualité majeure du jour.
Attendons donc ce soir pour avoir les conclusions définitives.
lafriqueenmarche du 14 novembre 2025 No 1046
« La vie est belle. Et chaque jour est une vie. Prenons-la du bon côté et demain, il fera beau sur la grande route.».

