Kémi Seba a été arrêté en Afrique du Sud le 15 avril 2026. Il est actuellement sous le coup d'une procédure d'extradition vers le Bénin, où un mandat d'arrêt international, a été émis contre lui pour des accusations d'apologie de crimes contre la sûreté de l'État et d'incitation à la rébellion liées à une tentative de coup d'État le 7 décembre 2025. Que peuvent ses avocats? Pourront-ils faire valoir leur expertise juridique pour le tirer d'affaires?
Selon nos sources crédibles dans les arcanes de la justice, Kémi Seba aura bientôt l'assistance de ses avocats.
DE CÉLÈBRES AVOCATS
Kémi Seba est en difficulté...
Au nombre des avocats de Kémi Seba, on a Maître Juan Branco, avocat franco-espagnol.
Juan Branco, est son conseil le plus médiatisé. Il intervient régulièrement pour sa défense en France, notamment lors de son interpellation par la DGSI en octobre 2024.
Il le conseille également suite au mandat d'arrêt international émis par le Bénin fin 2025.
Outre Juan Branco, on a également Maître Clédor Ly. Celui-ci est avocat sénégalais (également connu pour être l'avocat de Ousmane Sonko.
Me Clédor Ly, a fait valoir sa sorte de doxa juridique dans la défense des proches de l'activiste, notamment sa femme.
À ce duo, pourrait s'ajouter une demi/dizaine d'avocats sud-africains, qui ne sont pas des moindres.
Juan Branco et Clédor Ly pourront-ils venir en Afrique du Sud pour le procès du 20 avril prochain ?
La justice sud-africaine promet qu'elle leur facilitera les formalités administratives au cas où les avocats de Kémi Seba, manifesteraient leur présence au procès du 20 avril prochain.
PANOPLIE DE STRATÉGIES
...l'expertise juridique du célèbre avocat, Juan Branco, pourra-t-elle permettre à l'activiste béninois de sortir de cette impasse ?
Ses avocats, dont Maître Juan Branco, devraient adopter une stratégie de défense visant à contester la légalité et le motif de son arrestation.
Selon des sources juridiques ici en Afrique du Sud, les actions probables incluent la
contestation des motifs d'arrestation. En effet, ses conseils argueront probablement que l'arrestation, est politique. Pour cela, ils vont dénoncer une "criminalisation de la parole politique".
Aussi, selon toujours nos sources, ses avocats peuvent-ils miser sur la contestation des faits reprochés.
En effet, ils pourraient refuser tout lien direct entre les propos de Kémi Seba et les actes criminels allégués au Bénin.
Devant les juridictions locales sud-africaines, ils plaideront lors de sa prochaine comparution, prévue le 20 avril 2026, pour obtenir sa libération ou bloquer la remise aux autorités béninoises.
D'AUTRES ACTIONS
Nos sources évoquent la saisine d'instances internationales. En effet, comme par le passé, ils pourraient saisir la Cour de justice de la CEDEAO ou d'autres organismes pour dénoncer une "détention arbitraire" ou une atteinte aux droits fondamentaux.
Pour empêcher son transfert vers le Bénin, la défense peut actionner plusieurs autres leviers juridiques en Afrique du Sud.
On fait allusion à l'invocation du caractère politique de l'infraction. L'extradition est généralement refusée si l'infraction pour laquelle elle est demandée est jugée purement politique par l'État requis.
Les mêmes sources évoquent le risque de procès inéquitable. Les avocats peuvent faire valoir qu'un retour au Bénin, expose leur client à des risques de traitements dégradants ou à l'absence de garanties pour un procès juste.
Dans les méandres de la justice ici en Afrique du Sud, les conseils de Kémi Seba pourraient contester la procédure d'entrée illégale au Zimbabwe.
Kémi Seba ayant aussi été arrêté pour "facilitation d'entrée illégale" au Zimbabwe, ses avocats, pourraient tenter de dissocier cette infraction locale de la demande d'extradition pour retarder le processus.
En outre, on parle d'une demande d'asile ou d'une protection internationale de la part de ses avocats.
Bien que complexe dans ce contexte, une demande de protection pourrait être introduite pour suspendre l'exécution de l'extradition en attendant un examen au fond.
LES PORTABLES DE KEMI SEBA SAISIS
Les conseils de Kémi Seba, dès le procès du 20 avril prochain, selon l'un des proches de Kémi Seba ici en Afrique du Sud, vont plaider la restitution de ses portables saisis.
À titre de rappel, Kémi Seba reste pour l'instant en détention provisoire en Afrique du Sud jusqu'à son audience de comparution fixée au 20 avril 2026.
John SHADUNA correspondant en Afrique du Sud
L'Afrique en marche du 16 avril 2026 No 1159
