Une délégation béninoise de haut niveau se trouve en Afrique du Sud pour négocier l'extradition de l'activiste Kémi Seba. 

Le gouvernement béninois agit avec une grande célérité. Il a dépêché cette délégation pour peser de tout son poids dans ce dossier sensible et obtenir l'extradition de Kémi Seba suite à ses vidéos jubilatoires lors du coup d'État du 7 décembre 2025.

Dans l'alcôve feutrée des palais de justice de Pretoria, ce jour, le destin du Bénin se dessine, dans une bataille juridique décisive.

Pour cette échéance fatidique, règne une sérénité du côté béninois. Au nom de la résonance du droit, la détermination du camp beninois est tangible.

C'est la force tranquille d'un gouvernement qui, loin des tumultes d'un activiste dont les éclats de voix numériques, tissait depuis des années la toile de l'illégalité. 

C'est donc le moment de le faire revenir au pays Kémi Seba pour qu'il rende compte de ses actes à la justice béninoise..

Le gouvernement béninois, après avoir déjoué le coup d'État du 7 décembre dernier, au nom de la souveraineté, tient à faire prévaloir la conviction de la justice.

Réclamer le retour d'un fils qui a soutenu par des vidéos ce coup d'État, c'est avant tout affirmer que la République est une demeure dont les murs sont faits de règles et non de passions éphémères. 

Ce dossier, cette procédure relative à Kémi Seba, est une note dans cette symphonie de l'ordre retrouvé. Sous le vernis de cette attente juridique, bat le cœur d'une République, qui sait que la vérité n'a pas besoin de crier pour être entendue. 

C'est dans cette bataille juridique que se lit la véritable puissance,  celle d'une délégation béninoise qui, avec une élégance souveraine, invite la loi sud-africaine à clore le débat. 

Car au bout du compte, la sérénité est le privilège de ceux qui marchent dans les pas de l'Histoire, avec la certitude que le droit  finit toujours par épouser le silence des évidences.

La justice sud-africaine sait que le Bénin a des arguments solides à faire valoir pour l'extradition de Kémi Seba.

Que décidera la justice sud-africaine ? 

John SHADUNA correspondant en Afrique du Sud 

L'Afrique en marche du 20 avril 2026 No 1160