L'Editorial de Murielle MENSAH
Écarté de la présidentielle et des communales, le parti "Les Démocrates" sera présent aux législatives. Dans cette perspective, sa liste pour la députation écarte quelques figures emblématiques. Même si ce choix soulève interrogations, frustrations et débats internes, doit-on en être surpris ?
Éric Houndété qu'on ne présente plus dans la 5 ème circonscription électorale n'est pas en course pour les législatives du 11 janvier prochain.
C'est le même constat pour Nourénou Atchadé, figure emblématique de la 14 ème circonscription électorale.
Cette décision de mettre de côté ces visages connus, mais absents de la liste du parti "Les Démocrates", est-elle personnelle, stratégique ou vient-elle du sommet de la pyramide contre des figures emblématiques, charismatiques mais devenues des "bêtes noires" après la disqualification du duo dudit parti ?
...ANALYSE DE LA PREMIÈRE PARTIE DU SCÉNARIO
En effet, en écartant les acteurs politiques réputés pour leur proximité avec le dynamisme de la base, leur absence surprend. Il ne peut en être autrement d’autant plus qu’ils étaient considérés comme des atouts majeurs pour dynamiser la base électorale du parti de Boni Yayi.
Si des raisons de leur mise à l'écart demeurent encore floues, en coulisses, on évoque des “réajustements stratégiques” ou des “choix de renouvellement”.
Se priver de figures populaires auprès de la base pourrait représenter un pari risqué. Les prochains jours diront si l’opposition parviendra à convaincre que ce choix relève d’une stratégie maîtrisée ou s’il s’agit d’une erreur qui pourrait peser lourd dans les urnes.
En effet, après les contingences survenues en octobre 2025, lors de la disqualification du duo LD, on ne peut écarter des calculs politiques internes, des luttes d’influence et une volonté de privilégier des profils plus consensuels ou jugés plus "contrôlables" par Boni Yayi, désormais seul maître dans le paquebot.
La décision ne laisse pas la base indifférente. De nombreux acteurs de la base militante attendent de voir les effets induits de ce changement de ton, de cette nouvelle manière de faire la politique.
En effet, quand ceux qui inspirent la base sont mis de côté, c’est difficile de se sentir représentés.
Le parti de Boni Yayi déjà affaibli par des divisions passées, pourrait-il bien voir cette décision créer une nouvelle ligne de tension? Doit-on craindre des risques de fracture interne ?
Loin de la division, le parti "Les Démocrates" ne doit-il pas œuvrer pour l’apaisement surtout que la campagne à venir s'annonce très serrée?
lafriqueenmarche du 4 décembre 2025 No 1058

