Sur Les Rives Du Mississippi Au Mont Denali (La Chronique de Saroukath SALIM depuis les USA)
L'Égyptien Salah des "Pharaons", est-il à l'opposé de la majorité des attaquants africains à la Coupe du monde qui ont un problème d'efficacité devant le but adverse ?
Après le Sénégal battu par la France (1-3) à cause de leur inefficacité notoire, il faut déplorer le même constat de la part de la Côte d'Ivoire (1-2) face à l'Allemagne.
En effet, le défi majeur des attaquants africains dans ce début de Coupe du monde 2026, c'est qu'ils se procurent de nettes occasions, mais pèchent dans le dernier geste.
D'où des failles qui ont été payées au prix fort lors des défaites du Sénégal frustrante contre la France (1-3) et celle de la Côte d'Ivoire l'Allemagne (1-2).
Malgré un jeu dynamique et séduisant, les hommes Pape Thiaw le coach sénégalais et ceux de Emerse Faé, le sélectionneur ivoirien ont du mal à tuer leurs matchs.
La défaite de la Côte d'Ivoire est plus rageante. Après un succès sur le fil contre l'Équateur (1-0), la domination ivoirienne n'a été récompensée qu'à la 90e minute par Amad Diallo.
Face à la "Mannschaft", après l'ouverture du score de Franck Kessié, la suite n'a été qu'un piège allemand.
Les opportunités de faire le break ont été gâchées, permettant à Deniz Undav d'arracher la victoire pour l'Allemagne dans les arrêts de jeu.
SALAH, COMME L'HIRONDELLE
Le joueur égyptien, Mohamed Salah, a marqué un but plein de maîtrise face à la Nouvelle Zélande ce dimanche 21 juin 2026 par (3-1).
Alors qu'on déplore l'inefficacité des attaquants africains devant les buts adverses, Salah a démontré que l'Afrique du football ne manque pas de génies du dribble.
Comme Salah, les attaquants africains doivent être des tueurs devant le but.
Le mirage du beau jeu avec le gazon qui tremble sous la fureur de leurs foulées doit cesser.
Face à la Nouvelle Zélande, quand Salah a le ballon, avec sa magie du crochet ou d'une feinte, les reins adverses se brisent et il va marquer le but.
Que les autres équipes surtout celles du Sénégal et de la Côte d'Ivoire adoptent une technique pure, et non un spectacle total, avec un tableau d'affichage qui reste désespérément vierge.
Il urge pour le reste de la compétition que les équipes africaines ne confondent plus trop souvent la poésie du foot avec la rigueur de la destination finale : celle du but.
Nos attaquants ne doivent plus entrer dans la surface de réparation comme des artistes dans un musée, là où il faudrait la froideur d'un chirurgien.
Mieux, il urge que les attaquants africains se débarrassent du syndrome de la passe de trop.
L'esthétique avant l'efficacité ne doit plus être de mise. Il faut préférer le but avec un instinct de tueur au geste parfait.
Vouloir dribbler toute la défense au lieu de frapper doit être une intention reléguée. Les attaquants africains doivent briser la malédiction du dernier geste. Le talent brut sans réalisme n'est qu'une promesse non tenue.
Les filets tremblent d’impatience, mais l’Afrique retient son souffle devant la cage vide.
Le football africain danse, magnétise et domine le milieu du terrain, mais s’effondre au moment de porter le coup de grâce.
Pour que le continent fasse une bonne prestation à cette coupe du monde, nos attaquants doivent troquer leur costume de magicien contre celui de bourreau.
Le grand attaquant ne cherche pas à plaire, il cherche à punir à l'instar de Salah.
L'Afrique en marche du 22 juin 2026 No 1208

