Dans l’absolu, quand l'État investit dans l'avenir, le pari de l'humain est gagné. Résolument, il faut admettre que les pages les plus glorieuses du visage social du développement du Bénin, s’écrivent déjà avec un sentiment de profonde satisfaction. Il en est toujours ainsi quand la politique rencontre l'espérance. 

En décidant de construire la Nation béninoise par l'intelligence et la compassion, le pouvoir du président Wadagni est plus que tourné vers le développement à hauteur d'homme. Lors du Conseil des ministres du mercredi 3 juin dernier, deux décisions, une même ambition : placer l'école et l'hôpital sur les deux piliers d'une Nation forte. 

Plus de doute, le choix de la dignité qui positionne désormais le Bénin au rendez-vous de sa conscience sociale est fait et il faut s’en convaincre et s’en réjouir. Il faut ainsi simplement admettre que : « la richesse d'une Nation se mesure moins à ce qu'elle possède qu'à ce qu'elle permet à ses citoyens de devenir. ». 

Cette idée trouve aujourd'hui, une résonance particulière au Bénin. Car au-delà des infrastructures, des indicateurs de croissance ou des performances macroéconomiques, une question demeure : quelle valeur accorde-t-on à la personne humaine dans le projet national ? 

À travers les décisions adoptées lors du dernier Conseil des ministres, le gouvernement béninois apporte une réponse claire. La gratuité de l'enseignement secondaire général et technique public pour toutes les filles dès la rentrée 2026-2027, ainsi que le renforcement de la prise en charge des urgences vitales pour les personnes démunies, traduisent une même conviction : le développement authentique commence toujours par l'investissement dans l'humain.


DEUX MESURES DEUX SECTEURS STRATÉGIQUES, UNE SEULE VISION...

Quand l'école devient un accélérateur de destinées pour une Nation, le chemin pour le vivre-ensemble est balisé. « Si vous éduquez un homme, vous éduquez un individu ; si vous éduquez une femme, vous éduquez une Nation.», affirmait le missionnaire et éducateur américain Charles D. McIver. 

Une pensée reprise et popularisée à travers le monde tant, elle traduit une évidence universelle. Depuis des décennies, l'éducation des filles constitue l'un des leviers les plus puissants de transformation sociale. Pourtant, pour de nombreuses familles, le coût de la scolarisation demeure un obstacle silencieux mais redoutable. Combien de talents ont été freinés ? Combien de vocations ont été étouffées ? Combien de rêves ont été abandonnés sur l'autel des contraintes financières ? 

La mesure annoncée vient précisément répondre à cette injustice. Elle proclame que le génie d'une fille ne doit plus dépendre du revenu de ses parents. Victor Hugo écrivait : « Celui qui ouvre une école ferme une prison. ». Plus d'un siècle après, cette formule conserve toute sa force. Chaque fille maintenue sur les bancs de l'école représente une victoire contre l'ignorance, la précarité et les déterminismes sociaux. Une jeune fille instruite devient une femme autonome. Une femme autonome devient un moteur de prospérité pour sa famille, sa communauté et sa Nation.

La seconde décision touche à une autre réalité, souvent brutale : celle de l'urgence médicale. Dans les couloirs des hôpitaux, lorsque chaque minute peut faire la différence entre la vie et la mort, l'absence immédiate de ressources financières ne devrait jamais devenir une condamnation. La mise à disposition d'une dotation exceptionnelle d'un milliard de francs CFA destinée à renforcer la prise en charge des urgences vitales dans les formations sanitaires publiques s'inscrit dans cette logique de protection de la dignité humaine.

Albert Schweitzer, médecin et prix Nobel de la paix, rappelait que : «L'exemple n'est pas le meilleur moyen d'influencer les autres ; c'est le seul.». 

En choisissant de placer la vie humaine au-dessus des considérations administratives ou financières immédiates, l'État donne corps à une certaine idée de la solidarité nationale. Cette orientation rejoint également les paroles de Nelson Mandela : « Une société se révèle dans la manière dont elle traite ses membres les plus vulnérables.».

Ces deux mesures révèlent une philosophie de l'action publique. Elles rappellent que le développement ne se résume ni aux grues qui dessinent l'horizon des villes, ni aux statistiques qui alimentent les rapports économiques. 

Le véritable progrès se mesure aussi à la capacité d'une société à protéger les plus fragiles, à ouvrir des perspectives aux plus jeunes et à garantir à chacun les conditions minimales de son épanouissement. Le prix Nobel d'économie Amartya Sen l'a magistralement résumé : « Le développement est un processus d'expansion des libertés réelles dont jouissent les individus.».

Or, quelle liberté plus fondamentale que celle d'apprendre ? Quelle liberté plus essentielle que celle de pouvoir être soigné lorsque sa vie est menacée ? 

En garantissant aux filles un meilleur accès à l'éducation et en renforçant la réponse aux urgences médicales, le Bénin de Wadagni affirme un progrès qui place l'humain avant les chiffres et la dignité avant les contraintes.

Le président de la République, Romuald Wadagni, vient ainsi de poser un acte politique à forte portée sociale dans un contexte où, le pouvoir d'achat demeure une préoccupation majeure des ménages béninois. Car lorsque l'école devient accessible et que l'hôpital reste ouvert aux plus vulnérables, ce ne sont pas seulement des politiques publiques qui sont mises en œuvre ; c'est un pacte de confiance qui se renforce entre la Nation et ses citoyens.

Et c'est souvent ainsi que s'écrivent les pages les plus durables de l'histoire d'un pays.


Alexis AZONWAKIN 


lafriqueenmarche du 06/06/26 No 1195