Selon des sources proches de sa famille et confirmées par des sources indépendantes crédibles, Saïf al-Islam, le fils le plus en vue de l'ex guide libyen Kadhafi aurait trouvé la mort à la suite d'affrontements.
Saïf al-Islam Kadhafi est mort ce mardi 3 février 2026. Selon des sources proches de sa famille et son avocat, Khaled el-Zaydi, il aurait été tué lors d'affrontements armés dans la région d'Al-Hamada, dans l'ouest de la Libye.
Son conseiller, Abdallah Othman Abdurrahim, a aussi confirmé l'information sur les réseaux sociaux, précisant qu'il serait mort à Zintan, dans le nord-ouest de la Libye.
TRISTE NOUVELLE
Sa mort a été annoncée par des médias internationaux tels que "Le Figaro", "Reuters" et la chaîne "Al-Arabiya".
Avant cette triste nouvelle, d'autres membres de la famille Kadhafi, comme son frère Hannibal, ont également récemment fait l'actualité pour. Hannibal a été libéré au Liban en novembre 2025 après 10 ans de détention.
Longtemps considéré comme le successeur potentiel de son père, il était réapparu sur la scène politique en 2021 pour se présenter à l'élection présidentielle, qui n'a pas plus été organisée.
MORT ET FIN DES POURSUITES
Saïf al-Islam Kadhafi, a été activement recherché par la Cour pénale internationale (CPI), mais jamais livré à l'instance juridique jusqu'à l'annonce de son décès ce 3 février 2026.
Selon les procédures de la CPI, le décès du suspect entraîne l'extinction de l'action publique et la clôture de l'affaire, comme ce fut le cas pour son père, Mouammar Kadhafi, en novembre 2011.
Jusqu'à cette date, Saïf al-Islam Kadhafi faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international toujours exécutoire. Ce mandat d'arrêt a été délivré le 27 juin 2011 pour crimes contre l'humanité (meurtre et persécution) commis lors du soulèvement libyen de 2011.
En mars 2020, la Chambre d'appel de la CPI avait confirmé que l'affaire était recevable devant la Cour, rejetant les arguments de la défense basés sur une amnistie libyenne.
Le désormais défunt Saïf al-Islam Kadhafi avait donc un statut "En fuite", bien que libéré par une milice de Zintan en 2017, il n'avait jamais été remis à la Cour de La Haye. Les autorités libyennes successives n'ayant pas coopéré pour son transfèrement.
Taraq HAMZA depuis le Maroc
L'Afrique en marche du 3 février 2026 No 1108


