Les pays africains présents au sommet G20 n'ont pas fait dans la dentelle pour aborder la cruciale question de la dette. Quelle est la réponse des USA, de la Chine et de l'UE?
DANS LE CAMP DES PUISSANCES...
Sous la pression grandissante du continent, les pays du G20 notamment la Chine, les États-Unis et les membres de l’Union européenne se sont engagés à étudier des mécanismes plus souples.
Dans l'ensemble, les grandes puissances évoquent déjà la possibilité d’un nouveau cadre de restructuration, plus transparent et plus rapide que celui actuellement en vigueur.
Toutefois, les divergences demeurent. La Chine privilégie des accords bilatéraux au cas par cas.
L’Union européenne pousse pour une approche multilatérale supervisée par le FMI et la Banque mondiale.
Quant aux États-Unis, ils insistent sur la « responsabilité budgétaire » des États emprunteurs.
...STRATÉGIE AFRICAINE
En mettant les grandes puissances sous pression, le continent veut parler d’une seule voix
L’Union africaine, désormais membre permanent du G20, joue un rôle central dans ces négociations. Elle cherche à harmoniser les positions des pays africains et à défendre une vision commune d’un financement plus juste.
Pour la première fois, au sommet G20, l'Afrique n'est pas venue quémander, elle y était pour négocier.
Si aucun accord définitif n’est encore annoncé, plusieurs observateurs saluent déjà un changement de ton. Le G20 semble enfin reconnaître que le développement africain est indissociable de la réforme du système financier mondial.
Peut-on espérer la création d’un Fonds spécial de soutien à la dette africaine dans les tout prochains jours ?
Pour le moment, l'appel à une réduction des taux pour les prêts d’urgence et pour des investissements accrus dans les infrastructures énergétiques et numériques a été plus que retentissant.
John SHADUNA correspond en Afrique du Sud
lafriqueenmarche du 24 novembre 2025 No 1052
